Mines & Carrières
Toujours plus d’exposants au congrès de la Sim
Le congrès-exposition 2011 de la Sim, qui s’est déroulé à Perpignan, s’avère un bon cru. Et pourtant sa localisation, à proximité de la frontière espagnole, n’augurait pas une telle audience. En effet, il y a eu 249 exposants, un chiffre encore jamais atteint et qui indique qu’on peut encore trouver des petits nouveaux, à commencer par les locaux. Chose surprenante cette année : des exploitants ont fait partie des derniers arrivés, avec une participation remarquée du groupe Colas : il y avait un stand Colas Méditerranée et un autre pour Someca. Est-ce une tendance ? On le verra bien l’année prochaine, mais il ne faut pas négliger le fait que des exploitants veulent désormais se montrer et présenter leur savoir-faire.
Du côté du l’affluence, un premier recensement fait état de 3 400 personnes qui ont arpenté les allées du congrès et celles des ateliers. C’est un chiffre légèrement arrondi qui montre que les visiteurs sont venus, mais pas aussi nombreux que l’an dernier, à Nantes, où l’on avait dénombré 200 personnes de plus. Il est vrai que les Pays de la Loire constituent un bassin d’exploitation de carrières parmi les premiers en France, sinon le premier, avec une production de
30 Mt/an.
Pouvait-on compter cette année sur la présence de nos voisins espagnols pour grossir les rangs des visiteurs, car il était tentant de les attirer ? À vrai dire, on ne sait pas combien ont fait la démarche de traverser la frontière. La Sim, de son côté, a organisé une visite technique en Espagne, avec deux carrières en Catalogne, ce qui a attiré du monde : chez Aridcal (exploitation de calcaire) et chez Yesos Ibericos (gypse).
Autre point à noter : le nombre important d’établissements de l’enseignement supérieur et de formations universitaires au congrès. Il faut y voir l’intérêt que les professeurs accordent à ce rendez-vous, en octroyant l’autorisation à leurs élèves de “sécher les cours” durant trois jours. Et là, il y avait du monde : une centaine d’étudiants, avec leurs enseignants, issus de toutes les formations qui comptent dans la profession : ENAG, Mines Paris Tech, ENSG, Mines de Nancy, Mines d’Alès, Lasalle Beauvais, université de Besançon. Il ne faut pas oublier non plus les formations courtes, de type IUT comme celui de Perpignan, et les scolaires invités au Forum jeunes. Ce dernier, un mini-salon dans l’exposition, a attiré 200 lycéens venus assister à une présentation du secteur de l’industrie minérale, des perspectives d’emploi, et visiter une exploitation de carrière. La boucle a été bouclée, si l’on peut dire, avec les offres d’emploi et les propositions de stages déposées par les exposants sur le Forum jeunes. Bref, un congrès, comme celui que la Sim vient de connaître, attire du monde, et continuera à le faire.
Recyclage et Valorisation
Sur la moquette de Pollutec
"Il est indispensable selon nous de donner de l’autonomie et de la responsabilité à nos collaborateurs mais nous refusons que des actionnaires financiers viennent nous dicter notre stratégie"… Il faut avouer que cette prise de position très franche du jeune responsable d'une entreprise d'ingénierie et de services du Nord de la France (lire en pages "Savoir-faire") a un petit côté particulièrement sympathique dans la période que nous traversons.
Loin de nous l'idée de jeter l'anathème sur la puissance financière (quoique). On la sait parfois indispensable au développement de grands groupes à l'échelle nationale, européenne et mondiale. De grands groupes qui sont, comme le prouve encore ce numéro, bien vivants et bien présents dans le paysage du recyclage et de la valorisation.
Non, il s'agit simplement de s'interroger sur les stratégies des uns (les financiers) par rapport à celles des autres (les entrepreneurs). Quant aux réponses à cette interrogation, on peut s'amuser à les chercher dans les allées du salon Pollutec Horizons qui ouvre ses portes dans quelques jours. Y aurait-il une équation qui permette de trouver le bon équilibre entre finance et gouvernance en fonction de la taille des stands, de l'épaisseur de la moquette et du sourire des hôtesses (ou de leur absence), etc. ? Trop d'inconnues…
Malgré tout, comme c'est souvent le cas dans les salons, on trouvera des doses insoupçonnées de dynamisme et d'indépendance sur de petits stands qui souvent ne payent pas de mine mais dont les responsables ont un véritable esprit d'entreprise. Au lieu de se lamenter sur le fait que notre pays perd son savoir-faire industriel, il est certainement salutaire d'aller faire le plein d'espoir auprès de ces "petits" exposants. Allez-y !
Dans un tout autre ordre d'idées, certains lecteurs nous ont fait le reproche d'employer trop souvent des acronymes et des sigles à la signification connue des seuls spécialistes ! De l'ISDND aux DEEE en passant par l'Ademe,… il est vrai qu'on a parfois un peu le tournis. Nous nous efforcerons donc à l'avenir d'être le plus clair possible quant aux réalités qui se cachent derrière toutes ces lettres bien que ce soit une promesse parfois difficile à tenir.
Alors, une chasse aux sigles et acronymes sur la moquette de Pollutec ? Ou une chasse aux financiers ?