Mines & Carrières, n°127, juin 2006

En couverture
Poste primaire de l’installation SCD, filiale d’Eurovia, à Dompierre-sur-Helpe mis au point par les sociétés Steeltech et August Müller.
Titres en couverture
Dossier : Le fluvial en bonne voie
Titre article : Le primaire évolué de Dompierre-sur-Helpe
Actualité
AUTOMATISME
L’écran chambardement
A Sandrancourt, dans les Yvelines, AES a changé l’automate de production vieillissant par un appareil de dernière génération. Après une année de service, un premier bilan montre que les opérateurs ont su se familiariser avec le logiciel de supervision, très intuitif. Et que les nouvelles technologies peuvent améliorer de manière significative l’efficience d’une installation.
CARRIERE
Maroncelli modernise son exploitation au bord du Rhône
Au nord d’Orange, la Société des Carrières Maroncelli exploite à Piolenc un matériau silico-calcaire de la vallée du Rhône, qu’elle traite dans une installation Metso Minerals récemment mise en place. Le site a la particularité de consommer une partie de sa production dans ses usines de fabrication d’agglos, le reste étant commercialisé dans le département du Vaucluse. Un port fluvial complètera bientôt les installations, en bordure du Rhône.
CARRIERE
Le primaire évolué de Dompierre-sur-Helpe
Ouverte en 2001, la carrière Eurovia de Dompierre-sur-Helpe fonctionne avec une installation de concassage primaire mise en place en 2005. L’implantation de cette exploitation en plein cœur du parc régional de l’Avesnois interdisait à l’exploitant de laver les matériaux, une contrainte qui l’a poussé à choisir un traitement du tout-venant d’abattage par un scalpeur à disques à deux étages, puis par un crible à disques à doigts. Ce choix s’est avéré judicieux, car il permet d’éliminer les stériles et de proposer une combinaison de 6 programmes de fabrication. Il aide aussi à mieux gérer le gisement. Cette première phase de travaux précède l’arrivée, d’ici 2007, des postes secondaire et tertiaire, actuellement sous-traités sur le site.
Le Dossier
Le fluvial en bonne voie
Face à l’engorgement des routes et au coût du gasoil qui grève de plus en plus le portefeuille des transporteurs, la voie fluviale n’offre que des atouts : moins de nuisances sonores et visuelles, faible consommation d’énergie, et presque pas d’accident. La conjoncture semble donc porteuse pour ce mode de transport qui trouve un soutien assez large chez les politiques. Le projet Seine-Nord Europe en est l’exemple, car il permettra de transférer plus de 5 milliards de tonnes kilomètres depuis la route vers la voie d’eau. Mais sur son tracé, des voix se font entendre pour que cet axe ne soit pas “l’autoroute des Belges vers la France”, comme on peut déjà l’entendre, et qu’un maillage soit créé pour irriguer les bassins carriers français traversés.
Plus bas, à Paris et même à Chalon, on se prépare à recevoir ces flux qui viendront du nord, en modernisant les plates-formes avec des équipements plus performants.
Présentation du numéro
Ce mois-ci, le dossier fait le point sur les transports fluvial et ferré. Il montre que si le premier gagne les faveurs d’un public de plus en plus nombreux, le second tarde à s’adapter aux enjeux des exploitants. On reproche au fret ferroviaire son manque de souplesse et son inertie à s’adapter aux aléas économiques. Peut-être parce que cette activité n’a pas connu de révolution technologique qui lui aurait permis de trouver un second souffle ? Il n’empêche que cette question des transports devient urgente et qu’il convient de changer de comportement, sinon à se préparer au pire pour l’environnement de demain.
Des exploitants ont pris conscience du problème et optimisent en conséquence leur solution de transport. C’est le cas au Boulonnais, mais aussi de Maroncelli, à Piolenc, où un port fluvial complètera prochainement les installations remises à neuf par Metso Minerals.
Côté exploitation, ce numéro présente comment a été ressenti la modernisation de l’automatisme chez Lafarge, à Sandrancourt, par AES. Plutôt bien, avec des arrêts de production beaucoup moins fréquents, une supervision plus claire, une interface informatique plus conviviale, des conditions de travail améliorées, sans oublier l’efficience qui a été améliorée.
Et puis, il ne faut pas manquer la visite du poste primaire de SCD, une filiale d’Eurovia à Dompierre-sur-Helpe, en plein cœur du parc régional de l’Avesnois. Là où le lavage a été interdit, l’exploitant a combiné un traitement très soigné par un double scalpeur à disques suivi d’un passage sur un crible à disques à doigts pour enlever la fraction argileuse.