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La Société de l'industrie minérale
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Mines & Carrières, n°130, octobre 2006

Mines & Carrières, n°130, octobre 2006

En couverture
Stock de sable lavé et cycloné sur l’air de traitement de l’installation GSM de Saint Colomban (44)

Constructeur
Komatsu au cœur de l’Europe

Portrait
Les Sablières du Bessin exportent outre-Manche

Cartographie
Les dessous de la carte

Visite technique
la rencontre de la diatomite

Minerais
Barytine et Minéraux fait renaître Chaillac

Dossier Sable : classification et recomposition
Quel traitement privilégier ?
Une réputation qui n’est pas bâtie sur du sable
Les classificateurs ou la sédimentation contrariée
La technique repensée par Neyrtec Mineral
Une usine à sables
Tecnicas filtre et presse à Vaubadon


Présentation du numéro

Bâtisseurs d’avenir
Parmi les propositions des candidats à l’élection présidentielle de 2007, on n’entend pas beaucoup parler du dynamisme du marché français en matière de construction. Le sujet paraît peut-être un peu trivial, voire éloigné de leurs préoccupations, mais il n’empêche que c’est un secteur qui marche et qui entraîne avec lui d’autres activités dont celle de l’extraction de matériaux. Et à la lecture des prévisions parues ces derniers temps, on peut encore s’attendre à de beaux mois en perspectives. En effet, selon la Direction des affaires économiques et internationales (DAEI) du ministère de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer, 2006 semble être l’année de la reprise très significative de la construction neuve des bâtiments non résidentiels. Et outre quelques records atteints dans la construction de logements, la hausse de l’activité devrait se traduire par la création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois.
Certes, le secteur de la construction ne souffre pas tant que les autres de la concurrence internationale, car la consommation de matériaux est essentiellement locale, voire régionale. Il bénéficie en plus de facteurs physiques favorables (démographie, migrations résidentielles...), et aussi de facteurs financiers avantageux (allongements de la durée des prêts, fiscalité avantageuse...). En fait, il n’y a que les zones frontalières à subir la concurrence d’un pays à l’autre, ce qui semble normal. Ce mois-ci, Mines & Carrières relate l’heureuse aventure d’un exploitant normand qui a réussi à vendre du sable aux Anglais, et cela par le plus grand des hasards : en recevant un coup de téléphone. Il s’est vu proposer un marché de plusieurs centaines de milliers d’euros pour produire 36 000 tonnes d’un sable lavé devant servir à conforter une falaise. Etonnant, non ! Les Anglais recherchaient un sable entrant dans un fuseau bien particulier, et adapté au milieu marin. Le traitement n’a pas changé pour autant et le site a dû augmenter sa production annuelle de 10 %.
Le sable est justement au cœur du dossier de ce mois avec un point non exhaustif sur les appareils de classification et de recomposition. Une chose est sûre : un sable doit être propre et dans le bon fuseau, et cela quelle que soit son origine. Ce qui paraît de plus en plus difficile à obtenir. Les matériels de traitement doivent donc être très performants pour pallier le manque d’homogénéité du tout-venant. Et cela afin de produire des sables de qualité permettant de construire les logements dont on a besoin. D’où l’intérêt pour les candidats à s’intéresser au sujet. Car pour construire un programme durable, il leur faut du solide. Histoire de ne pas bâtir l’avenir sur du sable.

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