La Société de l'industrie minérale
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Mines & Carrières, n°137, mai 2007

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Formation
L’ENSG au cœur des mines d’Areva du Niger

Minéralurgie
Tri optique au Talc de Luzenac

Carrière
Appia et le calcaire de Roc du Buis

Environnement
Application du jiggage au traitement d’un sol contaminé

Dossier : les tombereaux rigides, du front à l’exploitation
Premier 777F à Airvault
Cemex s’appuie sur l’exploitant
Suivre l’évolution des fronts
De la difficulté de choisir
Le TR 45 se présente
Le HD 405-7 trace sa route à Mazan
Un Astra chasse l’autre
Eurovia piste ses tombereaux
Une maison de confiance
Le retour de Perlini


Présentation du numéro

A tombereau ouvert
Ce mois-ci, Mines & Carrières s’intéresse aux tombereaux rigides. Avec une bonne cinquantaine de machines importées – et donc commercialisées – en France l’année dernière, le secteur ne semble pas réagir au redémarrage des chantiers de grands travaux, comme a pu le faire celui des tombereaux articulés, dont les ventes ont grimpé de plus de 28 % entre 2005 et 2006. Il est vrai que les grands chantiers ont davantage besoin de tombereaux articulés.
Il y a donc une bonne part de renouvellement dans les achats de tombereaux rigides, comme le montre le dossier, car l’exploitant habitué au matériel d’un constructeur ne change pas pour autant fournisseur. Il voue une grande confiance au concessionnaire lorsqu’il lui laisse son matériel et attend en retour un camion fiable et un service après-vente réactif. Ceux qui ont l’habitude de soulever le capot de leur machine avouent qu’avec les dernières générations de machines, ils se hasardent moins à rentrer le tombereau dans l’atelier pour le décortiquer. Dans l'esprit de beaucoup, le tombereau est l’assemblage assez simple d’un moteur, d’une boîte et d’un pont. Mais l’électronique a modernisé les engins, et l’informatique les a compliqués sauf les plus légers qui restent, quoique bien conçus, assez sommaires. Il faut espérer que l’électronique protègera mieux la mécanique qu’elle n’a pu le faire jusqu’à présent, comme le rappelle un responsable matériel, et avertira d’une future panne. On peut rêver. Reste le problème des pneumatiques. Car il y a de quoi s’étonner du constat que font les exploitants (manque de pneus) et du discours des manufacturiers (il va y en avoir plus). Soyons patients.
En dehors du marché français, les constructeurs ont de quoi se frotter les mains. Ils surfent sur la vague de demandes des pays émergents, et sur la reprise en Europe, malgré le coup de frein ressenti aux Etats-Unis, où le marché montre de plus en plus de signes de faiblesse. Des constructeurs l’ont affirmé à la Bauma, comme Caterpillar pour qui le marché “se développe moins bien que prévu”. Idem pour CNH et JCB. C’est plutôt vers le marché minier que se tournent les constructeurs qui ont des engins à proposer dans cette activité. Et là, les groupes miniers qui ne cessent de croître multiplient les dépenses, y compris en matériels.

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