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Mines & Carrières, n°139, juillet/août 2007

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Granulats marins
La pêche aux cailloux

Etude économique
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Présentation du numéro

Soleil mouillé
Ce numéro double de juillet et août n’a pas mûri au soleil. C’est plutôt étrange, car cet hiver, les périodes d’intempérie n’ont pas été nombreuses, alors que les précipitations de ces dernières semaines ont récemment obligé des exploitants de matériaux alluvionnaires à cesser leur activité pendant plusieurs jours. On aimerait jouer les apprentis sorciers avec la météo pour corriger cette inversion de saison. Même les organisateurs de Hillhead se sont habitués au soleil après deux manifestations, particulièrement réussies. La dernière, qui a eu lieu à la fin juin, a enregistré un taux de fréquentation élevé avec 18 500 visiteurs. Mais la météo n’était pas de la partie, bien au contraire ! Au fin fond des Midlands, au sud-est de Manchester, l’exposition s’est déroulée juste après une série d’inondations qui ont perturbé la région. Autant dire qu’il y avait plus de monde dans les grands halls couverts qu’à l’extérieur, où les machines évoluaient dans des zones de démonstration complètement détrempées.
A croire qu’il fallait sortir plus tôt, comme l’a proposé le district Sud-Ouest de la Sim au mois de juin, en organisant une journée technique sur les granulats marins, en Charente-Maritime. Baignée par le soleil, cette sortie très intéressante a permis de découvrir les enjeux que la filière peut offrir pour anticiper l’éloignement des gisements par rapport aux bassins de consommation, et pallier le risque local d’une pénurie de matériaux. Si l’exploitation à terre devient difficile, celle qui a lieu en mer n’est pas facilitée pour autant : l’armateur fait l’objet d’un suivi constant. En particulier, il doit pouvoir justifier de la possession de son navire afin de prouver qu’il n’a pas extrait de matériaux en dehors de la zone couverte par la concession. Ce point est capital, car la profession a contre elle les pêcheurs et les lobbies écologistes, très sourcilleux quant aux conséquences de cette activité sur la flore, la faune et l’érosion des côtes. L’intervention d’un spécialiste a permis d’apprendre qu’un décret paru il y a un an autorise les armateurs à fondre leurs trois demandes d’autorisation en une seule. De quoi aider au réveil de la profession en France, bien en retard par rapport aux Anglais, Japonais et Hollandais. Et pourtant, le potentiel français en granulats marins n’est pratiquement pas exploité. On parle même d’exploitation anecdotique. Comme le soleil en juillet.
Bonnes vacances et à la rentrée, au congrès.

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