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La Société de l'industrie minérale
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Mines & Carrières, n°143, décembre 2007

Mines & Carrières, n°143, décembre 2007

Transport
Des matériaux qui voyagent au sec

Prix jeunes
Deux lauréates pour le prix Jeunes

Carrière
Le calcaire dolomitique d’Asasp-Arros

Explosifs
Une histoire française du nitrate-fioul

Exposition Sim
L’expo en mots et en photos

Dossier
Les principaux challenges actuels de l’industrie minérale


Présentation du numéro

Des modes de transport à imposer ?
Les initiatives pour pallier le manque de matériaux sont les bienvenues. L’actualité récente s’est focalisée sur le port autonome de Bordeaux, qui accueillera d’ici au printemps prochain l’entreprise Steima pour importer et stocker 300 000 à 400 000 tonnes de granite en provenance de Norvège. Là bas, sur la côte occidentale, la société possède six carrières entre Bergen et Stavanger, les plus importantes d’Europe avec presque 8 millions de tonnes de matériaux à l’année.
Comme à Anvers pour le projet Astone développé par Eurovia et son partenaire Van Wellen, les matériaux proviennent du nord de l’Europe. Ce qui distingue le projet bordelais de celui d’Anvers, c’est que Steima est à la fois exploitant de carrières et transporteur, une double casquette qui a l’avantage de ne pas grever le coût de transport : les coûts indirects maritimes sont les plus bas par rapport à ceux des transports routiers et fluviaux, selon une étude publiée en 2005 par le cabinet parisien ACT. Steima possède d’ailleurs sa propre flotte de navires autodéchargeurs et de barges pour approvisionner 40 terminaux européen.
En Gironde, l’arrivée de Steima n’est pas vue d’un mauvais œil, même si le projet concurrence faiblement la production locale. Evaluée à 7 millions de tonnes, cette dernière ne parvient pas à assumer la consommation qui, elle, s’élève à 9 millions, l’écart étant comblé par l’importation de matériaux de Charente-Maritime et de Dordogne, par camion (95 %). Voilà le hic : les camions. Le trafic routier élevé est mis en exergue par les politiques à qui il est reproché un manque d’action pour y remédier. Autre souci : les sites de réception de trains entiers sont peu nombreux, et ne facilitent pas le transbordement fer-route. Une solution envisagée serait d’imposer des critères “d’écoconditionnalité” dans le cahier des charges des appels d’offres, comme cela a été lancé pour demander aux entreprises le “coût rendu chantier” et non plus le “prix rendu”. Une évolution qui devrait se faire sous la pression des collectivités. Mais il semble irréel d’imposer des modes de transport : est-ce raisonnable de croire à une évolution dans ce sens ?
Que ce souhait se réalise en ce début d’année que nous vous souhaitons fructueuse, constructive et porteuse d’espérance.

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