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La Société de l'industrie minérale
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Mines & Carrières, n°145, février 2008

Mines & Carrières, n°145, février 2008

Constructeur
Metso Minerals s’implante en Algérie

Transport
Un exploitant aux idées larges

Matières premières
Évolution des mines et de la sidérurgie du Brésil

Carrière
Carrières Bronzo, une histoire marseillaise

Dossier
La mesure en carrière


Présentation du numéro

Tout est dans la mesure
Le Seimat1 a annoncé pour l’année 2007 un chiffre d’affaires de 4 Mds d’euros, un résultat qui englobe à la fois la vente de matériels, celle des pièces de rechange ainsi que la facturation des services par ses membres. Par rapport à 2006, la hausse a été de
19 %, ce qui correspond à la quatrième année consécutive de croissance à deux chiffres. Le syndicat parle d’une très bonne année, dépassant de loin les volumes historiques des années 2000 et 2001. Pour 2007, le volume des ventes a été le même que celui des prix, ce qui laisse à penser que les prix n’ont pas trop augmenté et que les constructeurs n’ont pas fait grossir leurs marges en répercutant les hausses du coût des matières premières.
Ce signe de bonne santé se remarque aussi sur les ventes de gros matériels et, sur ce point, ce sont les tombereaux articulés qui ont marqué la tendance. Avec 44 % de plus qu’en 2006, les importateurs ont remarqué que l’activité a été soutenue sur les chantiers de grands travaux. Autre point à signaler : les ventes de tombereaux rigides ont peu augmenté (5 %). Certes, les tâches de ces deux matériels ne sont pas les mêmes dans une exploitation et il semble que les ventes de tombereaux rigides obéissent plus à un renouvellement qu’à un premier achat.
Le mois dernier, Mines & Carrières consacrait son dossier aux nouveautés en concassage primaire. L’aspect économique n’a pas été pris en considération, mais il est intéressant de noter les tendances perçues par les constructeurs. Les ventes de matériels de traitement se portent bien (les chiffres sont difficiles à connaître par constructeur, qui préfèrent parler de volumes). Mais les plans de charge de leurs usines ont du mal à cadrer avec la demande du marché et il faut attendre plusieurs mois pour recevoir son concasseur ou son broyeur. En matière de renouvellement, des exploitants préfèrent changer leurs concasseurs après 5 années de service (la tendance ne concerne pas les cribles), une période à l’issue de laquelle interviennent les premières révisions (travaux sur les bagues en bronze, notamment). Le matériel rentabilisé, l’exploitant n’a qu’une idée en tête : ne pas arrêter la production en attendant que sa machine soit remise en service. Alors pourquoi ne pas faire l’acquisition d’un nouveau concasseur ? Cette tendance était vraie il y a une quinzaine d’années, et il semble que le secteur revive cette même confiance dans le marché, après être passé par une phase de réparation : on vend des matériaux, alors on ne s’arrête pas. Il faut donc s’équiper en conséquence. D’ailleurs cela se voit au niveau des stocks dans les exploitations : il n’y en a pas beaucoup. Alors, finie l’époque où l’on prenait le temps de démonter une machine pour la réparer ? Le problème est plus complexe que cela, et il ne faut pas prendre une machine isolément. Ce mois-ci, le dossier s’intéresse à la mesure en carrière. L’empirisme a vécu et il a cédé la place à la mesure, à tous les stades de la production. “Mesurer les choses, c’est savoir les comprendre”. Alors, on améliore la performance d’une exploitation en planifiant l’extraction, en optimisant l’installation de traitement, en contrôlant les émissions de bruit, etc. Le recours à la mesure est devenu indispensable et c’est l’installation complète qui est prise en compte. Là aussi, on pourrait parler de gain, car il y en a, mais sur ce sujet, le silence est (toujours) d’or.

(1) Syndicat des entreprises internationales de matériels de TP, mines et carrières, bâtiment et levage

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