Mines & Carrières, n°146, mars 2008

Journée technique
La pierre a encore de l’avenir
Matières premières
Des métaux qui s’échauffent
Matériel
Moulin SA fait coup double en économie d’énergie
Dossier
Dragline : autant en emporte le godet
Présentation du numéro
Prix de la (re)connaissance
La Sim renouvelle cette année son opération de promotion du Prix jeunes. Pour ceux qui ne le savent pas encore, il s’agit de récompenser un travail organisé dans le cadre d’un stage ou d’un projet d’entreprise, dont le résultat est de mieux faire connaître l’industrie minérale. La récompense consiste en une invitation au congrès de Limoges, un chèque de 2 000 € à partager entre les deux lauréats et un abonnement de deux ans aux publications de la Sim. Comparées aux sommes qu’Eurovia met en jeu pour primer le meilleur projet de fin d’études, celles de la Sim font pâle figure. Il n’y a bien sûr pas de comparaison à établir entre les deux organisateurs, dont l’un, entreprise internationale de plus de 38 000 salariés, réalise un chiffre d’affaires dépassant les 7 milliards d’euros, et l’autre est une association technique aux résultats financiers plutôt symboliques. Il n’empêche que c’est le partage des connaissances qui lie les deux prix et les deux structures. Certes, chez Eurovia, les lauréats seront mieux rétribués, mais qu’importe la somme : au-delà de cette considération matérielle, la reconnaissance du travail est une belle chose, surtout aujourd’hui, où ces jeunes – nos jeunes – évoluent dans une société qui révèle une estime de soi bien fragile, souvent le fait de personnalités narcissiques, ignorantes d’une véritable altérité, accordant peu d’intérêt au lien social et à la recherche d’un bien commun. Or, qui n’aspire pas à être reconnu ? Selon les sociologues, il s’agit d’un véritable phénomène social. Nous avons besoin du regard des autres pour avoir une image positive de nous mêmes. En groupe ou individuellement, nous sommes en quête d’une reconnaissance de notre singularité. C’est d’autant plus vrai dans le monde professionnel où nous avons besoin d’être reconnus comme utiles à la collectivité, voire plus, de laisser une trace. Et lorsque c’est pour une bonne cause, celle de la connaissance, autant le faire savoir.
Pour être court, celles et ceux qui veulent concourir au Prix jeunes de la Sim doivent faire parvenir une note de 2 pages résumant leur travail, d’ici au 13 juin 2008, en prenant le soin de préciser leurs coordonnées, et celles de leur tuteur. Alors, à vos stylos !