Mines & Carrières, n°148, mai 2008

Formation
Un master professionnel a germé en région Centre
Géologie
Géologie et matériaux en région Centre
Eau
Ressource en eau : cas de la nappe de Beauce
Dossier
Les modes d’extraction alternatifs
Présentation du numéro
L’imagination prend le pouvoir
Tout sauf l’explosif. Ce mois-ci, le dossier s’intéresse aux modes d’extraction alternatifs. Il y en a, mais peu nombreux et assez classiques. Des exploitants ont cependant fait le choix de supprimer le minage pour le remplacer par l’un d’entre eux. Un article présente d’ailleurs un exploitant du Sud de la France qui, après avoir fait ses calculs, a supprimé les tirs de mine pour extraire son calcaire à la raboteuse. D’un point de vue financier, il s’y retrouve. Le débit ? Il suit. Les poussières ? Abattues. Ce qui montre qu’il faut être ouvert et voir ce qu’il se passe ailleurs. On peut d’ailleurs se poser la question de savoir si l’expérience peut être répétée sur un autre site, ce qui ferait plaisir au sous-traitant qui a récupéré le marché, et qui a une expérience à faire valoir. L’exploitant, lui, peut se concentrer sur d’autres préoccupations, le foncier notamment. Ce qui amène à rebondir sur un autre sujet d’actualité, développé dans les pages de brèves de la revue : l’Unicem a convié la presse pour faire part de son inquiétude sur les ambitions exprimées par les pouvoirs publics en matière de construction de logements et d’infrastructures : comment faire face au programme de construction des 500 000 logements par an au cours des années à venir ? Le syndicat demande à “l’ensemble des acteurs politiques nationaux et locaux de vérifier soigneusement, dans chaque département, si l’accès autorisé à la ressource en matériaux de construction suffira aux besoins des dix à vingt prochaines années”. Et face à cela, l’Etat ne dispose d’aucun outil fiable de recensement, à moyen ou long terme, des réserves autorisées de granulats ni des constructions à démolir, dont il sera possible de recycler les matériaux. Bref, là encore, rien ne change et les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Remonté comme une pendule, l’Unicem formule donc ses propositions aux pouvoirs publics, parmi lesquelles on note l’établissement d’un état des réserves autorisées mis à jour régulièrement pour chaque département, la révision des schémas départementaux des carrières au regard de la satisfaction des besoins liés aux projets de développement régional, l’autorisation pour 30 années d’exploitation établie en tant que règle et l’unification des critères de recevabilité.
Il y a 40 ans, une certaine agitation mobilisait gens d’armes et gens de lettres, étudiants, syndicats et patronat, dans les usines et dans les villes, pour plus de liberté, pour interdire d’interdire. La situation a paru explosive. On a même parlé de chienlit. Peut-être en reparlerons-nous d’ici peu, en ce qui nous concerne...