Mines & Carrières, n°151, septembre 2008

Recyclage
A la recherche d’une tête d’épingle
Manutention
Tertiaire 2004, l’heure du bilan
Concassage
Concassage au godet
Automatisme
Un logiciel qui se conduit bien
Constructeur
D’une carrière à l’autre
Traitement
Le Magmove avance à grands pas
Foration
Une longueur d’avance
Transport
Tonton et le Barbare montent au front
Minerais
Le minerai de fer s’impose
Criblage
Criblage à tous les étages
Soutènement
Peur sur la ville
Formation
Trois journées studieuses à l’université d’été du Seimat
Cartographie
OneGeology ou la Terre mise à nue
Recyclage
Les cycles de vie du cuivre
Dossier : carrières limousines
Ambazac surveille son environnement
Exideuil Saint-Eloi prend ses aises en Charente
Tarmac Granulats à Condat-sur-Vienne
Le grès de Thiviers
Les fontaines pétrifiantes de Saint-Nectaire
La pouzzolane, roche à tout faire ?
Visites techniques du congrès
Résumés des ateliers du congrès
Equipements
Présentation du numéro
Vu du ciel
Cette année, le congrès de la Sim vous offre l’occasion de découvrir un site unique et de renommée internationale : Rochechouart et ses environs. Il y a 219 millions d’années, à la fin du Trias, la chute d’une météorite a créé un cratère d’impact de 20 km de diamètre, dégageant une énergie évaluée à plusieurs millions de fois celle de la bombe atomique d’Hiroshima. Cette météorite géante avait une masse estimée à 6 milliards de tonnes et une vitesse de 20 km/s. Sur place, il est possible d’observer tous les stades du métamorphisme de choc, allant d’une simple fracturation à l’échelle du minéral, jusqu’à une fusion et même une sublimation de roche au cœur du cratère, où la température a atteint près de 10 000 °C, et une pression de 1 à 10 millions de bars ! Les preuves de la chute sont les impactites, des roches terrestres éclatées en brèches et partiellement vitrifiées sous la violence de l’impact. Il est possible d’en trouver des traces dans le bâti de la ville, sur la façade de l’église de Rochechouart notamment. Vu du ciel, ce cratère est fondu dans le paysage à cause de l’érosion.
La Terre vue du ciel. Deux projets s’intéressant à la Terre ont fait l’actualité ces dernières semaines : le premier, OneGeology, vise à réaliser une carte géologique numérique du globe terrestre par la mise à disposition sur un serveur Internet des données cartographiques d’environ 80 pays. Le second doit cerner avec précision les formes de la Terre pour étudier les éléments qui la composent ; il s’appuie sur le lancement du satellite Goce, équipé d’accéléromètres qui mesureront les composantes de gravité, comme la surface de référence de notre planète et ses anomalies gravitationnelles. Grâce à ce satellite, les géologues pourront améliorer leur compréhension de la formation des bassins sédimentaires ou des réservoirs pétroliers.
Prendre de la hauteur. C’est ce que proposent les ateliers du congrès avec – cette année – un sujet commun aux deux sections de la Sim, Exploitation et Valorisation, dressant l’inventaire des ressources minérales en France, le jeudi 16 octobre, à 8 h 30. Un moment fort qui permettra de prendre du recul par rapport à ce que l’on peut lire dans la presse sur la cotation des minerais, les rachats de groupes miniers et la surchauffe des Bourses mondiales. Les analyses qui seront exposées enrichiront celles menées par la Commission européenne, sans laquelle nos industries ne peuvent pas espérer ce sursaut tant attendu, celui qui conduit malheureusement notre pays à une réelle dépendance énergetique.
En espérant que le ciel ne nous tombe pas sur la tête d’ici là, on se retrouve au congrès.
PS. La Sim vient de publier une nouvelle édition du Guide de l'exploitant, parue en hors-série de Mines & Carrières : Empoussiérage et dépoussiérage, et qui est distribuée avec le numéro d'octobre. L'ouvrage Le Recyclage de la Sim est sur le point d'être publié. Voir les pages 167 et 173 pour plus d’informations et n'hésitez pas à venir sur le stand de la Sim pour découvrir ces ouvrages.