La Société de l'industrie minérale
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Mines & Carrières, n°155, janvier 2009

Mines & Carrières, n°155, janvier 2009

Actualités
Agenda et manifestations, les hommes dans l’entreprise, carrières et matériaux, chantiers du BTP, marque-pages, constructeurs et fournisseurs, minerais et métaux

Sécurité
Risques dus aux poussières : quelles sont les évolutions techniques et réglementaires ?

Dossier
Usure : les moyens de la lutte
Il y a des marges de progression encore réalisables dans une exploitation de carrière, et le contrôle des pièces d'usure est une des étapes pour y parvenir. Le dossier donne quelques pistes dans ce sens. Il présente aussi un éventail de solutions techniques proposées par les industriels de la pièce d'usure.

Equipements


Présentation du numéro

Bon et rebond
E n traitant de l’usure, le dossier de ce mois se penche sur une des activités quotidiennes de l’exploitant, celle qui permet de distinguer un bon exploitant d’un autre. Il est comment, l’autre ? Il fait mal son travail ? Il est moins consciencieux ? Non, pas vraiment s’il sait changer les pièces d’usure aux périodes prescrites par les constructeurs, il lui manque seulement ce qui ne s’apprend pas à l’école, mais au quotidien, en questionnant les plus anciens qui ont leurs petits trucs sur les réglages des machines, des astuces glanées lors des rencontres avec d’autres techniciens, une manière de voir les choses qui ne s’acquiert qu’en se frottant à la réalité. Comme le rappelle le témoin de ce dossier, Denis Petrini-Poli, qui a consacré une quarantaine d’années de sa vie professionnelle au traitement des matériaux, “le capital expérience ne sera pas renouvelé”. De quoi s’agit-il au juste ? De cette expérience qui ne se transmet que par oral, un peu comme on le pratique lors des changements de poste en avertissant le nouvel arrivant des disfonctionnements qu’il y a eu durant le poste qui vient de s’achever. Pour reprendre les arguments de ce grand professionnel, il faut savoir que nous vivons dans un secteur où l’expérience s’accumule, et où les salariés les plus âgés sont ceux qui connaissent le mieux leur métier. Le contraire de l’informatique. Autrement dit, quand un ancien part à la retraite, l’exploitant a des soucis à se faire, car ce départ est synonyme de fuite des connaissances sur le fonctionnement de son installation. Bien sûr, on peut penser que tout est perfectible et qu’avec les connaissances techniques des nouveaux recrutés, on pourra se sortir de n’importe quelle situation. Les machines sont modernes, avec beaucoup d’asservissements, et si rien ne fonctionne, on pourra toujours appeler le constructeur. Et si la situation empire, on aura recours à la garantie, si du moins elle est encore valable... A moins, bien sûr, que ce vénérable ancien n’ait pris le soin de noter dans un journal de bord les faits et gestes qui constituaient sa vie au quotidien, dans la carrière. On peut toujours rêver ! Car qui prend le temps de consigner tout ce qui lui arrive ?
Et pourtant, les installations tournent. C’est vrai, mais elles pourraient mieux fonctionner. Comment ? Par la formation et la collecte d’informations. Pour plus de détails, lire l’interview.
En cette période d’incertitude, l’exploitant doit donc se rassurer, et rassurer son personnel. D’abord pour éviter de s’engager dans ce qui ne sera pas rentable demain (il définit sa stratégie), et puis pour veiller à ce que rien ne soit entendu ni interprété comme de fausses promesses. Il lui faut donc discuter, échanger, recadrer le cas échéant, et rassembler les efforts de chacun sur l’essentiel (il encadre son équipe au plus près). Il lui faut donc être pédagogue. Pour mieux rebondir.

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