Mines & Carrières, n°154, décembre 2008

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Agenda et manifestations, les hommes dans l’entreprise, carrières et matériaux, chantiers du btp, chiffre clés,
marque-pages, constructeurs et fournisseurs, minerais et métaux
Carrière
Sur les rails de l’avenir
KH Mineral fait le ménage
Dans un écran de verdure
Pierre ornementale
Cœur de pierre
Tir
Quand l’évolution des produits conduit à l’évolution des techniques de tir
Dossier
Les matières minérales dans l’habitat de demain
Equipements
Présentation du numéro
Lendemain de fête
Parmi le cortège des mauvaises nouvelles publiées dans les journaux en cette fin d’année, on pouvait lire récemment qu’une entreprise française se porte bien, et qu’elle envisage même une croissance à deux chiffres de son prochain résultat trimestriel. Quelle est sa recette ? A vrai dire... elle n’évolue pas dans le vaste secteur de l’industrie minérale, ce qui la sauve peut-être. Cette société de vins et spiritueux laisse deviner son nom sur le nez des habitués de comptoirs aussi facilement qu’on imagine leur addiction à son produit phare à la forme de leur estomac... Son nom évoque à lui seul le soleil et le farniente, un circuit de course automobile, et on pourrait même lui donner une odeur, si cela était possible. Quels clichés ! Oui, mais le nom donné à cette boisson alcoolisée signifie aussi ennui, situation désagréable ou confuse (quel pastis !). Un peu ce que l’on vit aujourd’hui, comme un lendemain de fête. Tout le monde est parti, et il y a un grand ménage à faire. On se doute bien que la soirée a été bruyante, et qu’elle a passé très vite. Un peu comme l’année 2008, d’ailleurs. Le parallèle est facile à faire, comme une brève de comptoir qui se raconte aussi vite qu’elle s’oublie. En tout cas, qui aurait pu se douter, il y a un an, qu’on arriverait à Noël avec des perspectives aussi sombres ? Les cours des métaux de base, par exemple, ont connu une progression quasi ininterrompue durant ces cinq dernières années, et puis leur marché a été frappé de plein fouet cet été par la récession économique touchant l’Europe et les Etats-Unis. Même remarque pour les métaux échangés au London Metal Exchange : le cuivre, l’étain et l’aluminium ont perdu le tiers, voire la moitié de leur valeur. Dans le prochain dossier de Mines & Carrières, consacré à l’usure, un industriel explique qu’il s’approvisionne auprès de grands opérateurs du recyclage. Mais puisque le secteur automobile, qui l’alimente, fonctionne à petite vitesse, ces professionnels de la récupération ne peuvent pas s’approvisionner en chutes de métal, et donc n’ont presque rien à vendre sinon de la ferraille dont les prix n’obéissent plus aux lois du marché, avec des tarifs fixés à l’année, mais au plus offrant. C’est à prendre ou à laisser. Et pour travailler, notre fondeur doit en acheter. C’est un vrai paradoxe quand on sait que le prix actuel du minerai de fer est au plus bas. En carrière, c’est un peu la même chose : la surchauffe de ces dernières années laisse croire que les exploitants auront du temps désormais pour refaire leurs stocks, et entretenir leur installation. Mais justement, s’il y a un indice de la bonne santé du secteur, c’est bien celui de la vente de pièces d’usure. On en parlera le mois prochain.
D’ici là, ce qu’on apprend fait grincer des dents. Plusieurs constructeurs ne viendront pas à Intermat. Ils ne reprochent absolument rien à cette belle manifestation, seulement certains pensent que leurs clients étrangers ne viendront pas les voir, et d’autres préfèrent se recentrer sur les services qu’ils apportent à leurs clients. Il y a des organisateurs de salon qui feront la gueule... de bois !