Mines & Carrières, n°158, avril 2009

En couverture
Technicien Metso en visite en carrière ; il effectue une mission de conseil
Actualités
Agenda et manifestations, les hommes dans l’entreprise, carrières et matériaux, chiffres clés, chantiers du BTP, constructeurs et fournisseurs, nouvelles de la Sim, minerais et métaux
Chargement
Première livraison européenne de la chargeuse Caterpillar 993 K
Administration
Les schémas d’Île-de-France
Mines
Acquisitions minières : le filon n’est pas épuisé
Constructeurs
Mieux servir pour ne pas se desservir
Le diesel a de l'avenir
Dossier : Les moteurs thermiques de demain
Evolution des normes environnementales
2011-2014 : zéro émissions
Cummins : la combustion avancée
Tier 4 Caterpillar et technologie Acert
Les solutions des constructeurs
Volvo CE : les moteurs V-ACT
La technologie des moteurs Tier 3 Komatsu : injection haute pression et rampe commune
Les lubrifiants : contraintes et évolutions
Fioul à usage traction : perspectives
L’importance du liquide de refroidissement
Maintenance : les contraintes, les évolutions et le futur
Equipements
Présentation du numéro
Moteur du progrès
Comment seront les moteurs de demain ? Moins polluants, c’est certain, ils seront aussi plus coûteux, car les constructeurs se grattent la tête pour imaginer des solutions pour réduire les oxydes d’azote appelés aussi NOx, comme l’exige la législation. Et ces solutions demandent des investissements colossaux. En effet, les normes d’émission Tier 4 Interim, pour les États-Unis, et Etape IIIB, pour l’Europe, seront applicables sur les engins de production à partir du 1er janvier 2011. Un an plus tard, les normes EPA Tier 4 Final et Etape IV brûleront les étapes avec des émissions d’oxyde d’azote et de particules qui devront être proches de zéro. Ce mois-ci, notre dossier s’est donc penché sur la question et, à vrai dire, il n’y a pas de solution unique, et encore moins de solution simple. En reprenant les interventions de l’atelier consacré aux moteurs thermiques industriels, lors du dernier congrès de la Sim, on s’est aperçu que les pétroliers attendent à leur tour de savoir ce que les motoristes veulent construire pour imaginer, de leur côté, les lubrifiants et les carburant dont ils se serviront pour améliorer la combustion. Les choix qui devront être faits dans les mois à venir engageront les constructeurs pour des années.
On se rend compte qu’un long chemin a été parcouru depuis le premier moteur diesel développé par M. Diesel, en 1897, qui pesait 4 tonnes et développait 20 chevaux. Aujourd’hui, les moteurs diesel de 6 cylindres développent 650 chevaux et pèsent seulement 2 tonnes.
À problème complexe, réponses complexes. Ce sont donc des spécialistes qui s’expriment sur des sujets aussi variés que les méthodes de réduction des émissions polluantes à la source, l’amélioration du rendement, la combustion à faible température et l’oxycombustion, sans oublier la désulfuration des combustibles.
Et pour un avenir un peu plus lointain, on a inclus un développement sur les véhicules hybrides, destiné à réduire les émissions de CO2. Bref, rien n’arrête le progrès, mais trop y croire ne signifie pas qu’il y ait eu réellement progrès : c’est l’ensemble de la société qui doit évoluer.