Mines & Carrières, n°160, juin 2009

En couverture
Exploitants, constructeurs et sous-traitants en carrière
Actualités
Agenda et manifestations, les hommes dans l’entreprise, carrières et matériaux, chantiers du BTP, constructeurs et fournisseurs, nouvelles de la Sim, minerais et métaux, marque-pages
Traitement
Coup double pour Hazemag au Boulonnais
Carrière
Une vie après la carrière
Journée technique
Taillé pour le verre
Classification
Une centrifugeuse vient en aide à des filtres-presse
Centrifugeuse ou filtre-presse : MS établit des comparaisons
Matériaux
Une carrière au soleil
Séchage
Séchage : tambour rotatif ou lit fluidisé ?
Dossier : Quelle maîtrise des coûts de production en carrière ?
Présentation du numéro
Les carriers de la table ronde
La période n’est pas glorieuse, et pourtant certains exploitants s’en tirent mieux que d’autres. Pour essayer de comprendre quelle situation ils vivent et sur quels leviers ils agissent pour limiter leurs coûts de production, Mines & Carrières a convié quelques-uns d’entre eux à une table ronde, au printemps dernier. Le dossier de ce mois-ci publie cette discussion, qui n’a rien de technique, et au cours de laquelle des sous-traitants ainsi que des constructeurs ont été invités à participer. Très vite, on devine qu’il n’y a pas de recette miracle, bien entendu, mais des similitudes dans la gestion d’une exploitation, que ce soit chez les indépendants ou dans les groupes. Cela semble évident, et pourtant, on se rend compte que le métier de carrier est particulier et que les groupes routiers, qui se sont emparés d’exploitations il y a quelques années, ne se considèrent pas comme carriers pour autant. Bien au contraire, chez eux, la carrière est au service de la route, d’où une gestion qui semble moins pointue que chez certains indépendants. Et d’ailleurs, s’il y a des acquisitions à faire, ces grandes entreprises ont les moyens de les réaliser. Mais c’est un autre sujet.
Par contre, s’il est une chose à retenir de cette discussion à bâtons rompus, c’est de ne pas se séparer de collaborateurs qui ont été recrutés avec difficulté ces dernières années. Ils ont été formés à des technologies de pointe, parfois onéreuses. On pense notamment aux foreurs, aux boutefeux et aux techniciens de maintenance. La revue a souvent évoqué le sujet, et comme l’a rappelé un participant à cette table ronde : “Il faut s’attacher ces salariés pour assurer la pérennité de notre activité au travers de leur professionnalisme”. Comment ? “En les rendant plus polyvalents, et en les perfectionnant.” La formation est toujours d’actualité, et les budgets qui lui sont consacrés n’ont pas été rognés. Le sujet sera repris dans le prochain numéro de la revue, car c’est un enjeu majeur. En effet, s’il était difficile il y a quelques mois d’envoyer des opérateurs suivre un stage en période de surchauffe de production, il est urgent de leur en donner la possibilité aujourd’hui quand ils ont enfin le temps. D’abord pour les sortir de leurs inquiétudes, et ensuite pour qu’ils soient plus réactifs. Car un salarié qui comprend mieux l’environnement dans lequel il évolue s’y intègre mieux.
Autre sujet effleuré dans la discussion : la prévention des pannes à travers l’analyse vibratoire. Là aussi, dans le cadre de l’amélioration des coûts de production, la maintenance prédictive joue un rôle important : elle vise à définir la probabilité qu’une défaillance apparaisse sur un composant. Mais les difficultés résident dans les techniques d’investigation, dans les lacunes de ces outils, et aussi dans les techniques de traitement des signaux affectés à la surveillance. C’est un domaine de la maintenance qui est adapté aux enjeux économiques actuels, et qui est utilisé dans de nombreux secteurs de l’industrie. Pour les carrières, c’est nouveau : elles commencent tout juste à s’y intéresser. On en parlera plus longuement dans les prochains numéros.