Mines & Carrières, n°162, septembre 2009

En couverture
Site d’extraction de la société Les Gravières Rhénanes, à Rhinau (67), en bordure du Rhin. Le constructeur italien Cugini Malagoli a modernisé l’installation de traitement pour extraire le bois mort provenant d’un gisement dégradé.
Actualités
Agenda et manifestations, les hommes dans l’entreprise, carrières et matériaux, chantiers du BTP, constructeurs et fournisseurs, nouvelles de la Sim, minerais et métaux, marque-pages
Maintenance
Condat met de l’huile bio dans les rouages
Mesures
Montroc sauvée des eaux
Portes ouvertes
Dialoguer et jouer la transparence pour faire taire la rumeur
Matériel
Gonflé à l’électrique
Carrières
De la plaine Pô à celle du Rhin
Transport
Paris à la plage
Logimine supervise le transport
Recherche
Stockage d’énergie thermique dans un massif rocheux
Manutention
Une prestation clés en main sur le port de Rouen
Voyage d'étude
L’ENSG à la découverte des mines et de la géologie du Maroc
Mines
La ruée vers l’opale
Criblage
Binder+Co associe le crible banane à l’effet trampoline
Dossier : carrières alsaciennes
La gravière Holcim Granulats de Sausheim
Raon l’Étape, une exploitation Screg Colas
La gravière de Nordhouse, du groupe Colas
Le grès de Champenay
Du calcaire pour la soudière Solvay de Dombasle-sur-Meurthe
La gravière des Elben à Oberhergheim
Ferrat-Cholley et sa gravière de Saint-Sauveur
La sablière GSM de Rumersheim
Visites techniques du congrès
Résumés des ateliers du congrès
Equipements
Présentation du numéro
Un congrès sur-mesure
En choisissant Mulhouse comme ville-étape de son 58e congrès, la Sim s’intéresse à une région riche en curiosités géologiques. Le dossier de ce numéro est consacré en majorité aux exploitations de gravières, car les dispositions naturelles de la plaine d’Alsace sont propices à cette production. Selon les chiffres de l’Unicem, plus de 90 % de la production d’Alsace sont d’origine alluvionnaire ; cette dernière couvre les besoins régionaux et s’exporte à l’étranger par la voie fluviale. Le sujet sera d’ailleurs débattu en séance inaugurale, le mercredi 21 octobre, au matin.
Ce gisement est profond, et il n’est pas rare de voir des dragues descendre leur grappin sous l’eau, à plus de 80 mètres. Là encore, la région fait exception dans la mesure où elle a lancé en 1984 des projets de création de zones d’exploitation et de réaménagement coordonnés des carrières (appelées ZERC) sur les 2 580 km2 occupés par le couloir rhénan. L’objectif de ces zones est d’assurer la valorisation optimale du gisement, garantir le respect de l’environnement pendant l’exploitation et organiser le réaménagement des sites en fin d’exploitation. Car depuis 1962, l’exploitation de ce vaste espace a connu un accroissement rapide en raison des exportations à destination de l’Allemagne et des Pays-Bas. L’Alsace compte ainsi 7 ZERC (4 dans le Bas-Rhin et 3 dans le Haut-Rhin) en dehors desquelles toute ouverture de carrière de matériau alluvionnaire rhénan est interdite. Certaines de ces zones ont même imposé la mise en conformité des documents d’urbanisme au regard des zonages arrêtés. Pour en savoir plus, il faudra assister à cet atelier. Et pourquoi pas à celui du jeudi, complémentaire à ce dernier, car il est consacré à l’exploitation sous eau, avec une approche des méthodes et des matériels d’extraction.
Autre particularité régionale : le passé minier. La région regorge de sites à visiter : Sainte-Marie-aux-Mines, la faille de Sainte-Marie, la mine d’argent de Saint-Louis-Eisenthür et celles de Saint-Barthélemy, les mines de potasse... Sans oublier les musées de minéralogie, les circuits miniers, des curiosités géologiques qui, là encore, sont très nombreuses. Pour ceux qui sont intéressés par ce passé minier, l’atelier n°1 consacré à l’héritage du patrimoine minier sera l’occasion de découvrir les opérations de sauvegarde et valorisation en cours.
Du côté des roches massives, il ne faut pas manquer l’atelier 4, au cours duquel sera présenté une méthode innovante de découpe du grès des Vosges utilisée à la carrière Loegel Rothbach. Après la découpe au jet d’eau haute pression, qui entaille la roche par des saignées verticales et horizontales, l’exploitant vient de compléter son savoir-faire grâce à une méthode développée conjointement avec Antéa : elle vise à creuser des galeries à l’intérieur desquelles des piliers au sol permettent de défruiter 75 % du grès de qualité.
La qualité des sujets retenus et la richesse de leur contenu laissent à penser qu’il s’agit d’un congrès taillé sur-mesure pour la ville de Mulhouse. Espérons que les visiteurs feront le déplacement.