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Mines & Carrières, n°164, novembre 2009

Mines & Carrières, n°164, novembre 2009

En couverture
Nouveau poste secondaire de la carrière Eiffage TP de Picampoix, appelée aussi carrière de Corbigny, à Sardy-les-Epiry (58).

Actualités
Agenda et manifestations, les hommes dans l’entreprise, carrières et matériaux, chantiers du BTP, chiffres clés, constructeurs et fournisseurs, nouvelles de la Sim, minerais et métaux

Carrière
La carrière de Corbigny entame sa mue

Granulats marins
Promotion du sable marin

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Santé
La silicose et les pneumoconioses dans les houillères : le cas du Nord Pas-de-Calais

Transport
Tombereau minier T282B : un géant très sophistiqé

Dossier : Mulhouse n'a pas déçu
Chaque année, de nouveaux exposants viennent au congrès de la Sim. À Mulhouse, ils étaient une bonne quarantaine à découvrir et à vivre ces trois jours de congrès. Par rapport à l’an dernier, c’est une quinzaine de moins, quand même. Crise oblige, mais aussi choix géographique, priorité donnée à d’autres salons... Voici quelques uns d’entre eux.

Equipements


Présentation du numéro

Des sujets à creuser
Cette année, au congrès de la Sim, on a remarqué la présence d’entreprises spécialisées dans la construction de dragues flottantes. Comme on peut le deviner, elles étaient allemandes et hollandaises. La proximité de la plaine rhénane explique en partie leur présence mais ce n’est pas la seule explication, car certaines ont mis du matériel en service dans des exploitations françaises en dehors de l’Alsace. Ce mode d’extraction est peu abordé dans Mines & Carrières. Et pourtant, l’année dernière, un dossier a été consacré aux draglines ; il aurait été intéressant de pousser l’investigation un peu plus loin en faisant un état des lieux des autres méthodes employées pour l’extraction sous eau. Mais il faudra être patient... Car un dossier, à paraître l’été prochain, reprendra les interventions des conférenciers qui ont participé à l’atelier du congrès consacré justement à l’exploitation sous eau, en trois parties : la connaissance du gisement, l’extraction avec des moyens terrestres et celle par des moyens flottants. Le sujet est effectivement plus large que celui qui a été traité dans la revue, même s’il est question d’un marché de niche, comme l’a rappelé un intervenant à cette session technique.
Cependant, ce qui est frappant, c’est de se dire qu’il est possible d’extraire des matériaux sous eau, sans rien voir, contrairement à ce qu’il se passe dans une carrière à sec. Est-ce que l’extraction est faite correctement, sans laisser trop de matériaux en place ? D’où l’intérêt d’effectuer des études d’investigation destructives et d’autres non destructives ; la géophysique apporte des informations faciles à collecter et peu onéreuses par rapport à une campagne de sondages mécaniques. Mais il faut rester prudent sur les résultats et prendre le soin de les étalonner par des sondages, pour connaître l’épaisseur du gisement exploitable ainsi que la qualité des alluvions à récupérer. C’est avec ces données qu’est déterminé le moyen d’extraction. Ainsi que les possibilités d’optimisation du gisement par l’approfondissement des exploitations.
Toujours en faisant référence au congrès, la séance inaugurale a été l’occasion d’évoquer ce que deviennent ces exploitations, celles de la plaine rhénane, une fois le substratum atteint. Le Dreal de la région – ex-Drire du Limousin – a évoqué “un passif considérable avec 5 000 plans d’eau pour 2 000 hectares de zones d’exploitation”. C’est élevé mais, selon des exploitants de la région, le chiffre est exagéré et donc faux. On suppose que l’administration doit être bien informée sur le sujet, surtout lorsqu’il est question de creuser des trous à proximité du Rhin. C’est un sujet sensible, comme celui de la réorganisation des sols après l’exploitation. Il est vrai que l’Alsace a ses particularités : des exportations à hauteur de plus de 30 % de la production, qui répondent à une demande spécifique (production de béton haute performance en Belgique) et qui sont facilitées par le transport fluvial, et une consommation supérieure à la moyenne nationale, mais qui est variable selon les territoires. Ces sujets seront évoqués dans les numéros de l’année 2010 de la revue. Une raison de plus pour préserver ce rendez-vous mensuel avec Mines & Carrières et ne pas en suspendre l’abonnement malgré les difficultés du moment. Alors bonne lecture !

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