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Mines & Carrières, n°163, octobre 2009

Mines & Carrières, n°163, octobre 2009

En couverture
Installation de traitement de la carrière ARG, à Balan (Ain), conçue par Michel Py, créateur de l’entreprise A2C

Actualités
Agenda et manifestations, les hommes dans l’entreprise, carrières et matériaux, chantiers du BTP, nouvelles de la Sim, constructeurs et fournisseurs, minerais et métaux, marque-pages

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Présentation du numéro

Peut mieux faire
Le congrès de la Sim vient de s’achever, et le bilan qu’on en tire n’est pas aussi médiocre qu’on aurait pu le craindre il y a quelques mois : pas loin de 1 400 visiteurs ont fait le déplacement jusqu’à Mulhouse et ont arpenté les 6 000 m2 du hall d’exposition où siégeaient 215 exposants trois jours durant. Toutes catégories confondues –exposants, congressistes (ceux qui assistent aux ateliers) et visiteurs– ce sont pas loin de 3 000 personnes qui ont fait le déplacement. Qui étaient les visiteurs cette année, et d’où venaient-ils ? Pour une bonne part, il s’agissait d’exploitants originaires d’un peu partout en France, indépendants et salariés de groupes, mais aussi de la région Alsace, venus en force avec leurs collaborateurs. Le choix de la ville a permis d’attirer des carriers et des industriels voisins, suisses et allemands, ce qui est une bonne chose pour la Sim qui cherche à faire connaître ses activités en dehors du territoire. D’ailleurs, des conférenciers de ces pays, ainsi que de Belgique sont intervenus dans les ateliers ; des ateliers, pour lesquels on a noté une bonne participation à toutes les séances. Les prochains dossiers de la revue reprendront d’ailleurs quelques-uns des sujets abordés au congrès, comme l’exploitation sous eau, les ressources régionales ou encore la valorisation du patrimoine minier.
Dans un climat morose, le congrès de la Sim s’en sort plutôt bien. Pour les trois premiers trimestres, l’activité matériaux affiche une baisse de 16 % (selon les chiffres de l’Unicem à fin août), après quatre années très favorables pour le secteur. D’après le syndicat, cette baisse pourrait atteindre -20 % d’ici à la fin de l’année. Et les perspectives pour 2010 ne sont guère encourageantes : le premier trimestre commencerait avec une baisse de 5 %.
Et pourtant, dans les stands et les allées du salon, on entendait parler de projets, pas forcément nouveaux, mais de quoi assurer un minimum d’activité. Revamping d’installation, modernisation d’une criblerie, changement de broyeurs, etc. À ce propos, il était étonnant d’apprendre que des matériels de traitement assemblés en Chine sont en service dans des exploitations françaises. Les prix sont attractifs, certes, mais la réalisation, elle, l’est un peu moins quand on démonte un engrenage, par exemple. Et quelle est la durée de vie de ces matériels ? Quant aux pièces de rechange, à qui faudra-t-il s’adresser quand on sait quels efforts il faut fournir pour assurer un service à la hauteur sur des matériels fabriqués en France ou en Europe ?
Cette Chine, qui a tiré les marchés vers le haut, ne semble plus capable aujourd’hui de les relancer. Toute une littérature propose l’analyse d’économistes mettant en avant l’appétit des Chinois pour le low cost ; les entreprises de ce pays ont une longueur d’avance en la matière, c’est bien connu. On retient de ces lectures que l’exportation est la clé du système économique chinois, associé à une monnaie sous-évaluée, le yuan. Certains économistes emploient même l’expression de “guerre monétaire”, qui affecte le commerce mondial. Concernant les matières premières, le pays a commencé à relancer sa production, incitant le Brésil, le Canada et l’Australie à fouiller leur sous-sol pour répondre à la demande chinoise. Une demande qui apparemment ne parviendra pas à faire augmenter la consommation mondiale. La variable clé de l’économie européenne est la demande interne, avertissent les spécialistes. D’où l’intérêt d’être inventif, même si les dettes publiques explosent un peu partout. L’année prochaine, au congrès 2010 qui se déroulera à Nantes (du 5 au 8 octobre), on aura l’occasion de voir si de nouveaux matériels chinois ont été mis en service. Si c’est le cas, les constructeurs européens auront du souci à se faire.
Ps. Pour les abonnés à mines & carrières et aux hors-série, ce numéro est routé avec le hors-série "Roches Ornementales"

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