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La Société de l'industrie minérale
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Mines & Carrières, n°165, décembre 2009

Mines & Carrières, n°165, décembre 2009

En couverture
Carrière STP, à Brissac (34), appartenant au groupe indépendant Servant et Fils

Actualités
Agenda et manifestations, les hommes dans l’entreprise, carrières et matériaux, chantiers du BTP, chiffres clés, minerais et métaux

Carrière
Thézan-les-Béziers et la Galiberte, deux carrières de Castille SA

Environnement
Forum de la biodiversité : vers une protection plus globale

Transport
Le fer se donne les moyens

Economie
Des transactions moins nombreuses, mais plus chères

Formation
Tunnels en formation

Histoire
La musique s’invite à la mine

Dossier : Pilotage automatique
Des débats passionnés
Des outils standard pour un pilotage sur-mesure
Parole d’intégrateur
Clé en main
L’automatisation complète d’une carrière par AES
Automate ABB
De l’automatisme à la gestion des flux
Réglage fin et optimisation des flux à Brissac
Du plus simple au plus évolué
L’interface ludique de ADMI France
Pour progresser
Serielec : maîtriser tous les outils


Présentation du numéro

Révolution culturelle
Y a-t-il un pilote dans l’installation ? Certains responsables ne se posent pas la question. Pour eux c’est évident, il y a une installation mécanique qui traite les matériaux, avec des hommes pour l’entretenir, mais de là à imaginer un automatisme qui pilote seul et par séquencement logique une unité de production, ça non ! Cela peut paraître étrange aujourd’hui, mais des responsables matériels, de grands groupes d’ailleurs, sont à ce stade de réflexion. Et la réflexion, ou plutôt leur ignorance sans limite, les amène à s’interroger sur le pourquoi d’un tel système, car l’installation fonctionne, des matériaux chutent des stackers, de la poussière s’envole, et on entend le bruit des machines. Alors de là à investir dans de tels projets, ce n’est même pas la peine d’y penser. On croit rêver !
Le dossier de ce mois s’intéresse à l’automatisme en carrière, et il y a beaucoup à dire. D’abord pour comprendre quels sont les types de produits proposés (PC ou automates programmables), ce qu’il faut utiliser (progiciel spécifique du métier ou logiciel de supervision du marché). Il ne répond pas à ces questions, mais pose les problèmes à l’exploitant, et là on retombe sur ces questions qui – c’est un paradoxe – n’ont aucune explication rationnelle. C’est un peu du genre, “on aime ou on n’aime pas”.
Bref, en lisant ce dossier, ceux qui espèrent y trouver des réponses refermeront Mines & Carrières avec peut-être plus de questions qu’ils s’en posaient.
Il y a aussi un point important qu’il faut soulever et qui n’a rien de technique, mais qui est culturel. Un automaticien n’est pas un électricien. Or, dans les appels d’offres, les lots sont parfois associés. Certes, un automaticien peut monter un circuit, du moins s’il en a les connaissances, mais un électricien n’est en aucun cas un automaticien, tellement le domaine est complexe. C’est en rencontrant les professionnels de ce secteur que l’on se rend compte de la richesse des connaissances à maîtriser. Et pour être plus juste, on ne devrait plus les appeler ainsi – automaticien – mais trouver une autre appellation pour désigner un métier qui intègre les outils et l’informatique. Car que font-ils avec leurs outils si évolués ? Ils gouvernent (par asservissement) des grandeurs physiques issues de processus technologiques ; ces grandeurs sont électriques (tension, courant, puissance), mécaniques (force, vitesse, position, couple), thermiques (température, gradient), hydrauliques (pression, débit, niveau), optiques (éclairement, exposition), voire chimiques (concentration).
Il est évident que les détracteurs de l’automatisme n’ont pas cette ouverture d’esprit qui demande à remettre les choses à plat. Mais que font-ils quand ils entrent dans leur voiture, mettent le moteur en marche, cherchant leur route sur un GPS, etc. ? Ils ne se doutent pas qu’ils sont assis sur une somme de trouvailles technologiques, dont les automaticiens qui interviennent en carrière s’inspirent. En fait, ils doivent allumer l’autoradio, et c’est tout.
Allez, à l’année prochaine, passez de bonnes fêtes, et bonne année.

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