La Société de l'industrie minérale
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Recyclage et Valorisation, n° 35, décembre 2011

Sur la moquette de Pollutec
"Il est indispensable selon nous de donner de l’autonomie et de la responsabilité à nos collaborateurs mais nous refusons que des actionnaires financiers viennent nous dicter notre stratégie"… Il faut avouer que cette prise de position très franche du jeune responsable d'une entreprise d'ingénierie et de services du Nord de la France (lire en pages "Savoir-faire") a un petit côté particulièrement sympathique dans la période que nous traversons.
Loin de nous l'idée de jeter l'anathème sur la puissance financière (quoique). On la sait parfois indispensable au développement de grands groupes à l'échelle nationale, européenne et mondiale. De grands groupes qui sont, comme le prouve encore ce numéro, bien vivants et bien présents dans le paysage du recyclage et de la valorisation.
Non, il s'agit simplement de s'interroger sur les stratégies des uns (les financiers) par rapport à celles des autres (les entrepreneurs). Quant aux réponses à cette interrogation, on peut s'amuser à les chercher dans les allées du salon Pollutec Horizons qui ouvre ses portes dans quelques jours. Y aurait-il une équation qui permette de trouver le bon équilibre entre finance et gouvernance en fonction de la taille des stands, de l'épaisseur de la moquette et du sourire des hôtesses (ou de leur absence), etc. ? Trop d'inconnues…
Malgré tout, comme c'est souvent le cas dans les salons, on trouvera des doses insoupçonnées de dynamisme et d'indépendance sur de petits stands qui souvent ne payent pas de mine mais dont les responsables ont un véritable esprit d'entreprise. Au lieu de se lamenter sur le fait que notre pays perd son savoir-faire industriel, il est certainement salutaire d'aller faire le plein d'espoir auprès de ces "petits" exposants. Allez-y !
Dans un tout autre ordre d'idées, certains lecteurs nous ont fait le reproche d'employer trop souvent des acronymes et des sigles à la signification connue des seuls spécialistes ! De l'ISDND aux DEEE en passant par l'Ademe,… il est vrai qu'on a parfois un peu le tournis. Nous nous efforcerons donc à l'avenir d'être le plus clair possible quant aux réalités qui se cachent derrière toutes ces lettres bien que ce soit une promesse parfois difficile à tenir.
Alors, une chasse aux sigles et acronymes sur la moquette de Pollutec ? Ou une chasse aux financiers ?

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Recyclage et Valorisation, n° 34, septembre 2011

Traverser les tempêtes
C'est le moins que l'on puisse écrire, du côté de la finance (et non de la météo), cet été 2011 en aura fait transpirer plus d'un. Le constat étant posé, quelles réflexions ou remarques pouvons-nous extrapoler de ce qui vient de se passer… au modeste niveau éditorial d'un magazine spécialisé comme R&V ?
Tout d'abord, cette crise financière risque-t-elle d'être un frein ou, au contraire, sera-t-elle un accélérateur pour les politiques qui encouragent la bonne gestion des matières premières secondaires ? Bien malin qui connaît la réponse. Ainsi, dans nos contrées, une moindre consommation n'est pas forcément synonyme de moins de “gâchis” malgré les affirmations de certains adversaires de la croissance. Ce n'est sans doute pas demain que l'on reverra feu
l'épicier du coin emballer les carottes du maraîcher de banlieue dans le journal de la veille… Essayez donc d'emballer les carottes râpées pré-assaisonnées dans votre i-Pad !
Autre constatation : dans les pays européens tout du moins, et ce n'est certainement pas le fruit du hasard, il semble exister une certaine concordance entre l'état des finances publiques et la qualité de la gestion des déchets. Pas question de stigmatiser les “cigales du Sud” pour encenser les “fourmis du Nord”, ce serait un peu facile. Malgré tout, on ne peut que constater que la discipline budgétaire fait bon ménage avec la bonne conduite environnementale et ce n'est pas nos voisins d'Outre-Rhin qui diront le contraire.
Tout cela nous donne-t-il pour autant des clés pour l'avenir de l'économie et du recyclage ? À part quelques lapalissades sur la nécessité de l'effort pour une meilleure gestion et autres affirmations de la même veine, il serait bien prétentieux ici de donner un énième “avis d'expert”. Simplement, au regard des reportages et des communications qui constituent ce numéro de rentrée, on constate l'énorme importance de la R&D d'une part, du dynamisme des PME d'autre part pour un développement harmonieux des activités de recyclage et de valorisation.
Enfin, comme ce numéro de septembre est traditionnellement celui du congrès de la Société de l'industrie minérale (qui se déroule cette année à Perpignan du 18 au 21 octobre), il ne fait pas de doute que l'on y parlera beaucoup des incertitudes économiques du moment. Un peu pour tenter d'y voir plus clair, beaucoup pour se rassurer… C'était finalement le but de cet éditorial et, en outre, quoi de plus rassurant que la douce chaleur d'une association comme la Sim pour traverser les tempêtes financières !

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Recyclage et Valorisation, n° 33, juin 2011

Interrogations pré-vacancières
En ce dernier printemps 2011, le polyéthylène à base d'éthanol de canne à sucre brésilien dansait la samba dans nombre de conférences de presse pour fêter l'arrivée de produits (forcément plus verts) mais toujours symboles de notre consommation comme les poubelles et les flacons jetables. Par ailleurs, dans ce numéro, on verra les énormes efforts et investissements déployés pour recycler les briques alimentaires, autre symbole de la consommation moderne.
À la lumière de ces quelques exemples, on pourrait s'interroger sur la manière dont parfois nous gérons nos besoins en matière et en énergie. Dans le cas du polyéthylène "végétal", ce dernier vient remplacer un polyéthylène "pétrole" qui lui-même utilise un "végétal" recyclé sur quelques millions d'années ! Dans le cas de la brique alimentaire, il faut recycler un produit qui, au départ, n'avait pas été prévu pour cela, ce qui fait que dans certains cas on cherche à valoriser un polyéthylène qui contient encore de l'aluminium !
On en restera ici à nos modestes points d'exclamation et on laissera le soin à chacun d'en tirer les conclusions selon ses sensibilités écologiques.
Il est un autre domaine, généralement beaucoup plus discret, qui agit pourtant de plus en plus efficacement pour la bonne gestion de ses déchets, c'est celui du bâtiment et des travaux publics. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de consacrer le dossier de ce numéro de juin à des entreprises qui ont mis en place des solutions pour que les matériaux qui servent ou ont servi à notre habitat ou à nos transports demeurent des matières premières à part entière.
Ici aussi, selon sa sensibilité écologique, on pourra faire la fine bouche sur ces tonnes de bétons et de matériaux… Mais regardons bien par exemple dans ce dossier les capacités d'une entreprise de recyclage des boues de béton à fonctionner en plus comme un puits de carbone à la manière d'une forêt. Là aussi tout un symbole.
Alors, on l'aura bien compris, il n'est pas question de jeter la pierre (même recyclée) sur qui que ce soit. Interrogeons-nous par exemple sur la manière de moins remplir nos poubelles (en PE végétal) en lisant l'article consacré à la redevance incitative et à ses limites. Quant à la brique alimentaire, elle risque de faire encore longtemps partie du panier piquenique à la plage. On n'oubliera pas enfin les granulats recyclés qui vont nous permettre d'arriver à bon port sur la route des vacances que la rédaction souhaite agréables et réparatrices à ses lecteurs.

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Recyclage et Valorisation, n° 32, mars 2011

La poubelle pour aller trier
Selon une enquête réalisée par une association britannique et dont les résultats ont été repris récemment par l'AFP, le recyclage des déchets ménagers semblerait tourner au casse-tête dans plusieurs municipalités du Royaume-Uni où les habitants doivent faire le tri entre sept poubelles, voire neuf ! En moyenne, toujours selon cette enquête réalisée dans l'ensemble des municipalités du pays, les citoyens doivent trier leurs déchets dans quatre poubelles. Sur la première marche du podium, on trouve ainsi la petite ville de Newcastle-under-Lyme dans le centre-ouest de l'Angleterre où les habitants sont obligés de séparer cartons, plastiques, papiers, verres et canettes, tissus, déchets verts. Ils disposent également de deux poubelles pour les déchets alimentaires et (enfin) d'un neuvième réceptacle pour les ordures résiduelles non recyclables.
Il n'est pas question ici de se moquer de nos voisins d'Outre-Manche qui ont entrepris en quelques années un énorme travail d'amélioration de la gestion de leurs déchets et qui sur bien des points pourraient aujourd'hui nous donner des leçons en la matière. Il s'agit simplement de faire toucher du doigt l'énorme complexité des actions à mettre en œuvre afin que citoyens, municipalités, partenaires publics et privés se comprennent et agissent harmonieusement pour un recyclage et une valorisation optimisés des déchets ménagers.
En France, côté collecte, on se cherche un peu avec notamment les premières expériences de redevance incitative. R&V y reviendra d'ailleurs dans son prochain numéro avec un exemple dans l'Alsace vertueuse et disciplinée. On constatera aussi à cette occasion que cette solution est loin de faire l'unanimité parmi les élus.
Toujours dans l'Hexagone, mais du côté du traitement, après que les coupables (forcément coupables) incinérateurs aient été voués aux gémonies, les solutions alternatives (efficaces) ne sont pas légions. Dans ce numéro, les installations de traitement biologique du Sevadec à Calais méritaient donc d'être présentées un peu plus en détail puisqu'elles fonctionnent en régime de croisière, et plutôt pas mal, depuis bientôt deux ans.
Enfin, on ne l'oubliera pas, le déchets ménager se gère et se traite aussi, voire surtout, à la base en portant une attention soutenue à nos gestes quotidiens. Produire moins de déchets, c'est un peu aussi le leitmotiv de François Dagnaud, le président du Syctom de l'agglomération parisienne, qui a officiellement présenté le nouveau logo et le nouvel intitulé de l'organisme (lire en pages actualités).
Toutefois, pour passer des neuf poubelles de nos amis Britanniques aux deux dés à coudre souhaités par les inconditionnels de la redevance incitative, il va falloir gaspiller encore pas mal de matière… grise.

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Recyclage et Valorisation, n° 31, décembre 2010

Valorisation politique du déchet
Le déchet serait-il un marqueur social et politique ? À regarder la période qui vient de s'écouler tant dans l'Hexagone que de l'autre côté des Alpes, on est en droit de se poser la question. Alors, examinons les choses d'un peu plus près…
Tout d'abord, dans la deuxième ville de France (ou troisième, on ne tranchera pas ici), le déchet a été laissé à l'abandon sur le trottoir pour marquer le mécontentement vis-à-vis de la réforme des retraites. Un déchet abandonné par ceux qui étaient chargés de le ramasser mais aussi par ceux qui continuaient à le produire. Les tonnages ainsi accumulés sous les yeux (et le nez) de toute une population elle-même à la source plus ou moins directe de cette production, c'est finalement un symbole que François Dagnaud, adjoint au maire de Paris et président du Syctom pourrait brandir dans sa campagne contre les poubelles trop pleines (lire en rubrique "La parole à"). Cela aura-t-il au moins permis une prise de conscience dans la population du problème récurrent de la gestion des déchets ? On peut l'espérer mais aussi en douter tant le souvenir s'estompe vite dès que les montagnes d'immondices ont disparu de la vue du citoyen.
Quant au blocage du centre de traitement d'Ivry-sur-Seine, en région parisienne, même s'il aura fortement perturbé la bonne valorisation des déchets, il n'aura guère incommodé et questionné le "Parisien" plus préoccupé du niveau du réservoir de sa chère automobile. Là aussi, on voit bien que, "Grenelle" ou pas, le déchet révèle une donnée fondamentale de nombre de comportements et que l'on pourrait résumer par : "tout pour moi, rien pour le voisin."
Enfin, du côté de nos amis Italiens et plus particulièrement Napolitains, c'est le feuilleton sans fin des ordures qui rebondit avec toujours comme toile de fond ces maudites ordures dont personne ne veut. Cette fois, même les bonnes sœurs y sont allées d'une procession pour protester contre l'agrandissement d'un site d'enfouissement ! On ne voit d'ailleurs pas très bien comment va pouvoir finir ce nouvel épisode (et même toute la série) tant le mal est profond avec des causes qui dépassent largement la simple question technique.
Alors, revenons en France du côté de nos "sages" sénateurs qui, début novembre, ont organisé un débat sur les conclusions de la mission commune d’information sur le traitement des déchets. Et que disent-ils ces élus ? Qu'il faut "préserver un équilibre des filières de traitement qui n’exclut ni l’incinération ni l’enfouissement avec récupération d’énergie". Ils rappellent qu’en France, l’incinération "paye encore les erreurs du passé alors qu’en Allemagne, en Suède, en Belgique, l’acceptation de ce mode de traitement fait désormais consensus". Ils mettent par ailleurs en garde les élus locaux contre le risque d’un durcissement des normes de qualité des composts qui pèserait sur la viabilité des installations de traitement mécano-biologique. Enfin, ils se prononcent pour une remise à plat du régime de la TGAP.
La valorisation politique du déchet est en bonne voie.

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Recyclage et Valorisation, n° 30, septembre 2010

La vie en vert et rose
S'il arrive à certains "verts" de broyer du noir, souvent à raison, la ligne éditoriale de R&V a plutôt tendance à creuser pour trouver du "rose". Sans vouloir prétendre devenir le magazine de la vie heureuse du recyclage (quoique…), il peut être aussi intéressant de rechercher et de présenter les aspects positifs de l'activité industrielle dans le secteur de l'environnement.
Alors, pour ce numéro de rentrée, nous n'y sommes pas allés avec le dos du godet. Tout d'abord un petit tour du côté de l'Aveyron où, au 19e siècle, activité charbonnière et production de zinc avaient hardiment salopé la région de Viviez-Decazeville. Ici, après la remise en état exemplaire des exploitations de charbon à ciel ouvert de (feu) Charbonnages de France, c'est au tour d'Umicore de prendre l'initiative pour redonner ses droits à une nature allègrement massacrée. Et cela sans même la moindre obligation légale.
En Alsace, c'est une PME qui a retenu notre attention avec une technique qui permet de contourner la flottation pour récupérer et traiter les broyats d'automobile ou de DEEE. Voici un industriel qui prouve que, à côté des grands groupes et pour peu que l'on s'écarte légèrement du chemin tout tracé, il y a de la place pour l'esprit d'entreprise.
Et puis, comme le congrès de la Sim, l'association qui nous édite, se déroule dans quelques jours à Nantes, la rédaction a mis le cap à l'Ouest. Et là encore, il n'y a pas de quoi désespérer au regard des rencontres que nous y avons faites. Qu'il s'agisse de la coopération exemplaire entre le port de Rouen, Eurovia et le Parc naturel régional des boucles de la Seine pour une gestion intelligente des boues de dragage au service de la biodiversité, ou de la valorisation des chalutiers en surnombre par les Recycleurs Bretons, ou bien encore de la mise en place d'un "écosite" par l'entreprise Charier du côté de Laval, on se rend compte que la partie occidentale de l'Hexagone foisonne d'initiatives pour une gestion intelligente des matières.
Enfin, pour que les lendemains soient également roses et verts, nous avons donné la parole au Pdg d'Yprema qui aimerait bien continuer à recycler en paix ses matériaux du côté de Trappes, dans l'Ouest parisien, malgré une pression foncière de plus en plus sensible. Ce n'est pas dit aussi clairement mais on aura bien compris le message et ce serait plutôt sympathique que l'avenir du site soit conforté pour au moins renforcer notre optimisme forcené.
L'actualité heureuse du recyclage a son magazine !

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Recyclage et Valorisation, n° 29, juin 2010

Changement d'échelle
Encore une fois, ce sera une constatation faite lors d'un reportage qui va servir de base à ces lignes éditoriales. Les faits tout d'abord. Sur cette ligne ultramoderne de recyclage de produits industriels (on restera vague pour ne pas se focaliser sur l'industriel en question), un seul opérateur, assisté parfois d'un rondier, surveille et ajuste l'ensemble de la conduite du procédé depuis son poste de contrôle et de surveillance. Un peu moins de deux personnes donc pour faire tourner l'ensemble de la chaîne.
À quelques pas de ces installations, les services administratifs et financiers du groupe (qui bien sûr s'occupent d'autres sites) sont rassemblés sur des centaines de mètres carrés de “plateaux techniques” où s'affairent des dizaines et des dizaines de personnes devant leurs ordinateurs.
Le commentaire maintenant… puisque nous sommes dans un espace éditorial. Cette automatisation à l'extrême des processus de traitement et de recyclage combinée à une complexité de plus en plus grande de la gestion administrative, commerciale, économique,… c'est finalement la preuve que le monde du recyclage et de la valorisation a véritablement changé d'échelle.
La puissance énergétique nécessaire à la transformation du déchet en produit est de moins en moins “humaine” alors que les besoins en "matière grise" pour assurer une bonne valorisation (technique et économique) sont de plus en plus gourmands en spécialistes. Avec un peu d'enthousiasme, on pourrait presque évoquer une révolution industrielle…
Seulement voilà, en ce moment, l'enthousiasme est une denrée rare à tout le moins du côté de l'Europe. Et même si les industriels recycleurs du 21e siècle, toutes activités et substances confondues, ont beaucoup investi pour faire évoluer leur outil, il n'est pas certain que les modèles économiques qu'ils ont mis en place puissent tenir la route en ces temps difficiles. C'est bien pour cela qu'il devient de plus en plus important d'analyser en détail la vie, les vies, de ce que nous fabriquons, utilisons, recyclons, réutilisons,…
L'analyse du cycle de vie des pneumatiques usagés, réalisée à l'initiative d'Aliapur et présentée dans le dossier de ce mois, pourrait ainsi servir d'exemple à d'autres branches du recyclage.
En attendant, R&V souhaite à ceux de ses lecteurs qui peuvent en profiter, des jours de repos et de vacances d'été bien mérités. Pourquoi pas du côté de Honfleur où, comme le montre la couverture du numéro, chacun s'est activé pour nettoyer le si pittoresque bassin du vieux port ?

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Recyclage et Valorisation, n° 28, mars 2010

Recyclage et faux jumeaux
Au hasard d'un reportage sur l'ancien site Metaleurop aujourd'hui redynamisé par Sita (lire en rubrique "Savoir-faire"), la "casse" automobile ultramoderne de la société Re-Source Auto Pièces pouvait donner matière à réflexion. En effet, sur l'immense parking de cette usine à déconstruire, les voitures qui attendaient de passer à la casserole et issues en majorité de la fameuse prime à la casse ne semblaient pas, loin de là, être à l'agonie. Nombre de ces véhicules auraient pu apparemment parcourir encore plusieurs dizaines de milliers de kilomètres sans ressembler à des épaves.
Finalement, ces produits de consommation qui passent peut-être un peu rapidement par la case recyclage sont tout un symbole. Symbole que l'on retrouve dans bien d'autres domaines comme les téléphones portables, les téléviseurs et autre électronique grand public. Cela fait belle lurette que la majorité des cordonniers a disparu des pages jaunes de l'annuaire et ce ne sont que quelques exemples du gaspillage contemporain à tout le moins dans nos contrées.
Et dans une industrie comme celle du granulat ? L'Union nationale des producteurs de granulats (UNPG), qui organisait récemment un colloque sur ce thème du recyclage (lire en pages "Événement"), tendait à démontrer que, pour construire durablement, il fallait préserver la ressource et mettre en œuvre des matériaux en "deuxième vie" chaque fois que cela était possible.
Malgré tout, entre désir et réalité, il semble que, dans ce domaine des granulats comme ailleurs, le chemin soit encore long notamment du côté des utilisateurs. De plus, on en arrive à ce paradoxe que certains maîtres d'ouvrage et maîtres d'œuvre utilisent des matériaux recyclés à haute valeur ajoutée pour des applications qui sont loin d'être nobles.
"Recyclage, que de crimes on commet en ton nom !" pourrait-on paraphraser. De fait, sous ce terme peuvent se cacher bien des turpitudes comme non seulement la voiture à peine usée qui part au désossage mais aussi le granulat "gratouillé" à quelques centaines ou milliers de mètres de l'autoroute en construction et qui se retrouve classé en "excédent de chantier" comme par miracle. Ce dernier point a d'ailleurs le don d'agacer les producteurs de granulats car, comme le précisait Marc Blanc, président de l'Unicem Lorraine, lors d'une journée technique(1) organisée par le Cete de l'Est, "ces excédents de chantier constituent un gisement non négligeable puisqu’ils représentent selon les années entre 10 et 15 % des volumes produits et jusqu’à 80 % des matériaux recyclables."
Donc, sous la même étiquette peuvent se cacher des produits bien différents. Une voiture bonne pour la casse n'est pas forcément une épave et un excédent de chantier peut ressembler comme deux gouttes d'eau à un produit de carrière. Vrais et faux jumeaux !
1 – Le compte-rendu de cette journée paraîtra dans le prochain numéro de R&V

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Recyclage et Valorisation, n° 27, décembre 2009

Quand la Chine recyclera
C'est une dépêche AFP qui nous l'apprend : les autorités chinoises ont reconnu que les sites d'enfouissement de Pékin étaient pleins à raz bord et ont annoncé l'été dernier des projets de mise en chantier d'une série de nouveaux centres de traitement des déchets, par méthanisation ou incinération notamment. Des plus de 6,7 millions de tonnes de déchets domestiques de Pékin en 2008, 90 % ont été enfouis…
Hormis les tonnages en valeur absolue, il n'est pas sûr qu'il soit besoin de se transformer en Marco Polo et de faire le voyage vers l'orient pour trouver des cas semblables. Le territoire de notre bel Hexagone nous offre par exemple, en certains endroits, un spectacle qui n'est guère plus réjouissant et où, en outre, l'arrière-plan des intérêts particuliers complique encore la situation.
Mais arrêtons de nous lamenter et réjouissons-nous plutôt du dynamisme de certains, individus et particuliers, qui préfèrent se retrousser les manches au lieu de se bander les yeux (et de se boucher les narines). Cela tombe bien, ce numéro qui fait la part belle aux nouveautés présentées à Pollutec Horizons en ce mois de décembre, donne aussi la parole à quelques responsables du monde des déchets.
On retrouvera par exemple dans les pages de cette édition les propos décapants du président du SVDU qui n'hésite pas à vanter haut et fort la valeur énergétique des incinérateurs, estimant, enquête à l'appui, leur contribution particulièrement et potentiellement intéressante dans le bilan énergétique global du pays.
Ce numéro est aussi l'occasion de poser quelques questions à un représentant de Veolia Propreté sur la nouvelle offre de l'industriel à destination des artisans… Une fois encore, les PME du recyclage donnent des idées aux "grands" et c'est tant mieux.
On verra aussi que les professionnels des déchets industriels, comme Chimirec dans l'Oise ou Tredi à Hombourg, sont aujourd'hui des spécialistes reconnus de la logistique et du traitement… Enfin, on y revient, cette livraison de décembre est également l'occasion de présenter la future unité de traitement des ordures ménagères de Marseille Provence Métropole, qui doit entrer en service l'an prochain au terme de quelques rebondissements.
Quant à la Chine, avec 1 337 257 250 habitants*, elle apprend à consommer, à polluer et donc aussi à recycler et valoriser. On n'a donc pas fin d'en parler !
* Chiffre relevé le 12 novembre à 9 heures 25

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Recyclage et Valorisation, n° 26, septembre 2009

Industries "solutions"
À la lecture des trois reportages qui composent le dossier de ce numéro consacré aux nouvelles installations de tri et de traitement, une évidence saute aux yeux : la part croissante de l'automatisation. La gestion des déchets et le recyclage s'inspirent de plus en plus des modèles et techniques pensés et mis en places dans l'industrie minérale. Broyage, criblage bien sûr mais aussi séparation magnétique, courants de Foucault et même tri optique deviennent monnaie courante dans ces nouvelles installations.
Du coup, la place de l'homme et sa qualification sont en train de changer dans ces nouvelles usines. Autrefois réservoir à emplois peu qualifiés, les professions du recyclage mettent aujourd'hui en avant le fait que leurs opérateurs bénéficient par la même de plus grandes possibilités d'ascension sociale. Dans les cabines de tri, certains industriels n'hésitent plus à dire qu'il s'agit plus d'un travail de contrôle de bonne exécution des machines en amont par un personnel de plus en plus qualifié.
Tout cela est bel est bon. Sauf que, on a l'impression, mais peut-être n'est-ce qu'une impression, que les métiers non qualifiés du traitement des déchets, qui pouvaient constituer pour pas mal "d'accidentés de la vie" une sorte de planche de salut, sont en train de disparaître du moins sous nos latitudes. Ici aussi, pour monter dans l'ascenseur social, cela va se compliquer même si le discours se veut rassurant.
On peut aussi avoir une autre lecture des reportages de ce numéro de rentrée et constater l'extraordinaire capacité d'investir sur l'avenir de la profession. "C'est la première crise que je traverse où je constate que l'environnement est plutôt considéré comme une solution que comme un problème" confie d'ailleurs dans nos pages Denis Gasquet, le patron de Veolia Propreté. Son groupe et les autres entreprises qui figurent au sommaire font ainsi preuve, en investissant souvent plusieurs millions d'euros dans de nouvelles unités, d'une belle capacité à croire en l'avenir.
Donc, au bilan de ce numéro de rentrée, certes quelques regrets mais aussi d'énormes espoirs dans les possibilités des métiers du recyclage et de la valorisation. Des métiers aujourd'hui reconnus comme de véritables industries de l'environnement. Des industries "solutions" pour reprendre le terme de D. Gasquet.

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Recyclage et Valorisation, n° 25, juin 2009

Ersatz
À l'occasion de la réalisation de ce dossier de juin sur la valorisation des matériaux de chantier certains interlocuteurs du monde des travaux publics n'ont pas caché que l'une de leur principale motivation pour utiliser ces matériaux recyclés était l'économie réalisée par rapport à l'emploi de produits dits "nobles". Vrai ou faux paradoxe au pays de l'industrie minérale ? Faut-il opposer le carrier et le recycleur ?
Ce serait peut-être aller un peu vite en besogne. Ce qu'il faut faire ressortir semble-t-il de la démarche vertueuse qui consiste à redonner de la valeur à un produit autrement destiné à la décharge, c'est qu'il est utilisé en complément des matériaux nobles. Il y a bien sûr des zones de concurrence mais le dossier de ce mois tente de préciser les différents champs d'application.
Il n'est pas dans les intentions d'une revue comme R&V de renier ses origines "industrie extractive". C'est une réflexion qui est proposée ici sur les usages respectifs des différents matériaux. Et pourquoi ne pas réfléchir aussi à la consommation spécifique de chaque type d'ouvrage et de chaque individu en produits minéraux. Après tout, après des décennies de recherche, les moteurs thermiques de nos automobiles sont devenus terriblement moins gourmands en carburant. N'en serait-il pas de même pour la consommation en minéral de nos édifices, bâtiments, infrastructures, biens d'équipement, etc. ? Pour une même qualité fournie bien sûr !
Promouvoir un produit de substitution en France est souvent suspecté a priori. Est-ce pour cela que nous employons le mot allemand "ersatz", au demeurant péjoratif ? Pour démontrer que dans l'Hexagone on a malgré tout plein de bonnes idées en la matière, les pages de ce numéro de juin ne manquent pas d'exemples comme l'utilisation de ces pneus déchiquetés pour réaliser des drains ou encore le traitement des boues de béton pour récupérer des matériaux de qualité.
Alors, recycler ce qui peut l'être, à des conditions économiquement acceptables, tout en essayant de diminuer sa consommation spécifique, ce n'est pas vouloir la disparition du producteur de matière première, c'est simplement utiliser au mieux ce que la "nature" nous laisse prendre… provisoirement.
Des "ersatz", oui, mais de qualité et avec modération !

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Recyclage et Valorisation, n° 24, mars 2009

Éclectisme
Ce n'est pas une volonté délibérée de la rédaction, mais ce numéro de mars est particulièrement éclectique. De l'assainissement des eaux usées au tri des déchets en passant par la sidérurgie et les métaux après un détour par la stabilisation des déchets minéraux, on peut dire que cette édition balaye une vaste étendue du monde du recyclage et de la valorisation.
"Papillonnage" vont nous reprocher certains lecteurs. Ce à quoi nous leur répondrons que cette manière d'aborder les industries et les techniques procède de la volonté du fondateur de la Société de l'industrie minérale, la Sim, Louis Grüner, qui estimait voici plus de 150 ans que le progrès dépendait fortement, voire obligatoirement, du partage des connaissances et de l'interdisciplinarité. À simple titre d'exemple, l'article qui décrit les installations de tri des collectes sélectives du Syctom de Sevran en région parisienne montre bien les apports, pour le secteur du déchet, des techniques issues du monde de la minéralurgie.
Donc, ce qui se fait dans tel type d'activité peut donner des idées à d'autres intervenants dans d'autres domaines. Et par conséquent ce qui a priori peut passer pour un abus d'éclectisme est en fait une volonté d'éclairer des pistes de recherche pour une meilleure gestion et une meilleure valorisation de la matière première secondaire.
On a aussi l'habitude de dire que la Sim est une vaste "auberge espagnole" dont le menu est forcément très varié. Dans la période que nous traversons et où, c'est une évidence, il va falloir réinventer nombre de modes de fonctionnement, cette façon de travailler en mettant en commun connaissances et savoir-faire devrait démontrer son efficacité. Ceux qui creusent pour voir le bout du tunnel devraient parfois se faire modeste pour écouter celui qui propose plutôt de construire un pont !
En attendant, dans quelques semaines, Intermat, le grand salon du BTP, va ouvrir ses portes à Villepinte dans une ambiance qui n'est pas à la franche rigolade. Une raison de plus pour s'y rendre et peut-être y trouver de bonnes idées qui nous auraient échappé à Pollutec. C'est aussi cela l'éclectisme.

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Recyclage et Valorisation, n° 23, décembre 2008

Matière crise
Dans le monde du recyclage et de la valorisation, la question qui se pose actuellement est de savoir si la crise financière majeure que nous traversons et la crise économico-industrielle qui est en marche vont influencer d'une manière positive ou négative la promotion des matières premières secondaires.
D'un côté, le ralentissement de l'activité économique entraîne une forte baisse de la demande et, parallèlement, une moindre tension sur le marché des matières premières. On le voit déjà sur le marché automobile avec une baisse assez remarquable de la demande en acier et des mises à l'arrêt, provisoires ou définitives, de hauts-fourneaux. Du coup, le “plus” retiré par les recycleurs sur la valeur des ferreux et non ferreux récupérés est de moins en moins au rendez-vous. L'équilibre financier de certains projets pourrait être ainsi fortement compromis.
D'un autre côté, on sait que c'est souvent en période de crise que “l'art d'accommoder les restes” est le plus florissant. Les exemples ne manquent pas de l'astuce déployée par exemple en temps de guerre par des populations entières pour réutiliser et recycler ce qui était auparavant considéré comme un déchet. Certes, nous ne sommes pas en guerre mais la crise actuelle a parfois des conséquences tout aussi dramatiques sur une certaine partie de la population. Ce n'est pas l'abbé Pierre qui nous contredira de là haut.
Justement, Emmaüs comme d'autres associations et organismes, est né d'une période de crise et (heureusement ou malheureusement) perdure efficacement dans le système du recyclage, notamment des DEEE.
On le voit, bien malin celui qui dira l'influence réelle des évènements actuels sur la filière. Toujours est-il que les efforts des concepteurs et des industriels dans ce secteur du recyclage sont énormes et que jamais une manifestation comme Pollutec, qui ouvre ses portes à Lyon dans quelques jours, n'avait accueilli autant d'exposants… Alors ?
Alors, il faut se persuader que les périodes difficiles sont souvent des occasions inespérées de remettre à plat des processus que l'on croyait immuables. C'est certainement, c'est sûrement, le cas pour notre manière d'appréhender la gestion de la matière et des matériaux dont nous nous servons pour passer du “survivre” au “vivre bien”.

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Recyclage et Valorisation, n° 22, septembre 2008

Dépollution et information

Dans ce numéro de rentrée, riche en actualités et en informations techniques, l'accent est largement mis sur les techniques de dépollution des sols qui sont souvent indissociables du recyclage. Ainsi, le dossier de ce numéro relate la première partie de l'importante journée technique organisée à l'université polytechnique de Mons par les membres belges de la Sim sur le thème du traitement des sols.
Ces indispensables activités de dépollution des sols, on les retrouve aussi dans les reportages réalisés au long de l'été par l'équipe de Recyclage & Valorisation. Par exemple, le travail réalisé par GRS Valtech (Veolia Propreté) à Lyon, au confluent de la Saône et du Rhône. Là, l'industriel a réussi à transformer des terres faiblement polluées mais "non inertes" et à redonner vie à un site chahuté par des décennies d'activités pas toujours très propres. C'est une belle preuve du savoir-faire minéralurgique appliqué à la dépollution.
Justement, la dépollution, on en avait parlé dans le numéro de juin avec le chantier de Valgo à Persan en banlieue parisienne sur l'ancien site Chimistra. Mais voilà, au cœur de l'été, on a appris via la presse locale l'existence d'un contentieux entre les différentes parties prenantes. Du coup, à la recherche d'informations fiables, R&V s'est de nouveau adressé à Valgo pour obtenir des éclaircissements. Mais là, rideau ! "Nous ne communiquons pas sur le sujet"… Alors qu'un mois plus tôt les mêmes communiquaient à tout rompre dans les rédactions de France et de Navarre ! On n'en saura donc pas plus pour le moment.

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Recyclage et Valorisation, n° 21, juin 2008

Tranche napolitaine
Il est des cas où l'imprévision conjuguée à une volonté politique déliquescente mènent une région au chaos. Ce qui se passe depuis plusieurs mois en Campanie (Italie) est particulièrement révélateur, comme l'indique le correspondant de l'AFP.
Fin mai, quelque 6 000 tonnes d'ordures jonchaient ainsi les rues de Naples, sans oublier 50 000 tonnes supplémentaires dans les villes et le long des routes de la région. Pas de collecte sélective, des installations de stockage saturées ou interdites par décision de justice, le tout combiné à une croissance anarchique immobilière de la ville de Naples : la situation n'est pas bien florissante. Mais d'autres ne se gênent pas pour en remettre une couche, comme ces associations de défense de l'environnement ou de riverains qui s'opposent, parfois par la force, à la réouverture d'anciens sites de stockages ou aux travaux préparatoires à la construction d'usines d'incinération.
Même si la mafia napolitaine, la camorra, n'est pas pour rien dans ce désastre, on voit tout de même bien que, sous couvert de défense de l'environnement et des "intérêts de la population", le syndrome Nimby qui épaule les individualismes et égoïsmes de tous poils est aussi un acteur du chaos. Car enfin, cette attitude qui consiste à ne pas réduire le volume de ses déchets, à ne pas vouloir les trier tout en refusant la création de sites de stockage ou de valorisation a quelque chose de suicidaire.
Il serait malgré tout injuste d'accabler nos seuls voisins et amis italiens. Avec de bonnes lunettes, il n'est pas compliqué de deviner que, dans certains endroits de l'Hexagone, les prémices d'une telle situation sont bien présents. Certes, les contextes sociopolitiques sont différents mais tout de même…
Alors que, voici quelques jours, on inaugurait en grande pompe la toute nouvelle installation de tri et de valorisation énergétique Isséane aux portes de Paris, d'autres grandes métropoles souffrent sur le chemin qui mène au déchet vertueux.
Pourtant, dans bien des cas, ce qui autrefois était considéré comme un déchet, peut devenir aujourd'hui une matière première. Alors ? Et si les Napolitains étaient juchés sur une montagne… de matière première. Sans le savoir bien sûr !

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Recyclage et Valorisation, n° 20, mars 2008

Industrie minérale, végétale, animale
Chacun pourra le constater à sa lecture, ce numéro de mars de Recyclage & Valorisation fait une large place à la valorisation énergétique des déchets ménagers, ou, pour parler plus simplement, à l'incinération. Il n'est pas dans l'esprit de la rédaction de jouer la provocation mais, simplement, d'agir comme le veulent les statuts d'une association comme la Société de l'industrie minérale : informer sur les techniques et leurs enjeux. En outre, au moment où démarrent, aux portes de Paris, les toutes nouvelles installations d'Isséane et où d'autres installations bénéficient d'importantes modernisations, il eut été dommage de passer ces événements sous silence.
Il eut été aussi dommage de se passer de l'avis de Luc Valaize, le patron de Tiru, qui a le mérite d'exposer franchement la situation de la valorisation énergétique et de la placer face aux enjeux environnementaux de la planète. On trouvera ses réponses en début de dossier.
Dans cette édition, nous donnons également la parole aux industries… du végétal. De fait, dans ce domaine de la "valorisation" de la matière, minéral et végétal voient leurs domaines de recherche de plus en plus communs. C'est la raison pour laquelle on trouvera dans ce numéro un reportage complet sur l'initiative originale de coopération entre le monde de l'agriculture et le monde de l'industrie du côté de Chartres. Affaire à suivre.
Dans tous ces domaines de la "mise en valeur", les travaux de recherche et développement sont "effervescents" depuis déjà pas mal de temps. Il reste toutefois aux différents projets à franchir plusieurs caps et notamment ceux, finaux, de la validité économique et de l'acceptabilité par le public (cf. interview du DG de Tiru).
Pour la bonne bouche (quoique) on mentionnera à titre d'exemple le projet breton "Morgane" de recyclage des algues vertes et des déchets animaux pour une valorisation énergétique et matière (lire en pages actualités). Donc, en plus du minéral et du végétal, voici venir l'animal !
C'est la table des matières premières secondaires.

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Recyclage et Valorisation, n° 19, décembre 2007

Révolution durable
L'édition parisienne 2008 de Pollutec, qu'il convient désormais de nommer Pollutec Horizons, se situe à un moment crucial de notre histoire industrielle et économique. Ce n'est pas tant la prise de conscience plus ou moins raisonnée de nos concitoyens face aux enjeux environnementaux à venir qui est remarquable. On peut d'ailleurs mettre au défi monsieur ou madame tout-le-monde de résumer les grandes décisions prises lors du Grenelle de l'environnement !
Non, ce moment crucial, c'est plutôt celui du passage au stade industriel des techniques et procédés destinés à favoriser le "développement durable". C'était d'ailleurs le sens des propos de Sylvie Fourn, la commissaire générale du salon, voici quelques semaines. Aujourd'hui, il s'agit de "passer des paroles à l'acte" et, dans les allées de Pollutec, la majorité des exposants sont venus proposer des outils et des solutions aux industriels de cette nouvelle activité.
De fait, avec la nouvelle donne mondiale en matière d'approvisionnement en matières premières, combinée aux risques de plus en plus évidents d'une modification plus ou moins importante du climat de notre planète, il parait évident que nous sommes engagés dans une nouvelle révolution des procédés et des techniques.
Même si certains esprits chagrins préfèreraient une "récession" à cette révolution sur le thème du "c'était mieux avant", on sait que le retour en arrière est une chose fort improbable. Le "salut" réside plutôt dans la recherche de solutions nouvelles aux problèmes environnementaux actuels. C'est du moins la ligne de pensée que s'est fixée depuis le début cette revue. Elle a pour ambition de présenter à un public aussi large que possible les techniques et les procédés qui contribuent à un meilleur respect de l'environnement au travers de la production de matières premières secondaires.
En guise d'illustration, le dossier de ce numéro est consacré à la seconde vie des matériaux de construction. On y voit comment une industrie, celle du BTP, et les organismes de recherche qui s'y attachent, s'efforcent de développer une démarche industrielle pour faire passer ce qui était autrefois considéré comme un déchet au stade de matière première certifiée. Intéressante aussi, la démarche de Philippe Chalmin, qui est à l'origine d'un recensement mondial du "déchet" (à lire p. 28-29).
Au fait, la Sim, l'association qui édite notamment Recyclage et Valorisation, a vu le jour en 1855, lors de la révolution industrielle. Il serait dommage de manquer cette nouvelle révolution durable qui s'annonce et où la matière grise sera largement sollicitée.

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Recyclage et Valorisation, n° 18, septembre 2007

Taureau, OGM et effet de serre

En cette rentrée 2007, chacun l’aura constaté, le recyclage est très "tendance". Les écoliers s’en vont joyeux sur le chemin de l’école dans leur pull polaire, le cartable plein de stylos billes en plastique recyclé. Les affiches nous expliquent tous les mérites et les bienfaits d’un tri judicieux de nos déchets. Les éco-organismes communiquent à tout va.
On ne peut donc que se réjouir de ce mouvement de fond qui amène le citoyen à prendre conscience des vies multiples du matériau. Cependant, des motifs d’inquiétude restent. Motifs économiques et politiques.
Côté économie tout d’abord. Les grandes manœuvres de rapprochement entre Suez et GDF ont quasiment réduit le pôle environnement du premier cité à une simple valeur marchande dans un bilan comptable. On n’a guère entendu parler de l’énorme investissement humain et technique que représente cette branche du groupe qui a misé sur des matières autrement plus renouvelables que l’énergie fossile. Il suffit de parcourir ce numéro pour se rendre compte du travail accompli par les filiales de Suez Environnement dans ces domaines. Espérons que la nouvelle forme de l’actionnariat saura sauvegarder tous ces acquis.
Passons au politique ensuite, même si le terrain peut être glissant… Le "Grenelle de l’environnement" est à l’ordre du jour. Tout le monde en parle mais qui a compris les tenants et les aboutissants de cette négociation ? C’est un euphémisme, il semble régner une certaine confusion chez nombre d’acteurs et supposés participants. Les taureaux nourris au maïs transgénique seront-ils interdits de corrida pour combattre le réchauffement climatique ? Cette question à la Coluche, on est un peu en droit de se la poser après les déclarations de quelques uns des groupes de pression bien décidés à se faire entendre lors de la table ronde. Ici aussi, le souhait est que cela se déroule mieux que les préparatifs le laissent envisager.
Un motif de satisfaction toutefois après ces remarques légèrement désabusées. Il réside dans la logique industrielle mise en place par les principaux représentants du monde du recyclage et des déchets. Dans ce numéro de septembre, RetV a largement donné la parole à tous ces représentants, grands et petits. Ils montrent que, au bout du compte, projets industriels et ambitions économiques finissent par trouver un chemin commun. Pour le politique, il faudra peut-être repasser plus tard.
Enfin, vous l’aurez peut-être remarqué, votre magazine s’est offert une nouvelle présentation pour la rentrée. N’hésitez pas à nous faire part de vos critiques (et de vos encouragements) à propos de cette nouvelle maquette qui a pour modeste souhait de vous rendre la lecture encore plus efficace et agréable.

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Recyclage et Valorisation, n° 17, juin 2007

Dans ce numéro de juin, Recyclage et Valorisation consacre ses pages "événement" à l'installation de stockage de déchets de Veolia Propreté à Villeneuve Loubet. Cette installation de classe 2, la seule des Alpes Maritimes, vient de changer sons système de pompage des lixiviats. Pourquoi ? RetV s'est rendu sur place pour le savoir.
Quant au dossier, il s'intéresse plus particulièrement aux installations mobiles dans le domaine du recyclage. Y sont plus particulièrement étudiés les sujets suivants : une unité sur barge pour la déshydratation de boues de dragage, le traitement des mâchefers d'incinération des ordures ménagères, le tri optique et le traitement des bétons et revêtement bitumineux. On trouvera également dans ce dossier un petit tour d'horizon des installations mobiles de concassage et de criblage.
RetV donne également la parole à Patrick Dauvin, le PDG de Sita France. Ce dernier fait le point sur les développements récents de son entreprise qui se veut bien plus aujourd'hui qu'un simple collecteur de déchets. À titre d'exemple, un reportage chez Sita Lorval à Metz permet de mieux appréhender les réalités du groupe sur le terrain.
Le terrain, il en est question également avec un reportage sur Biocama à Montpellier où Philippe Mialanes fait bouger le petit monde du recyclage des matériaux de chantiers en Languedoc-Roussillon.
La rubrique "actualité" est également riche en informations et abordes des sujets aussi divers que les fibres minérales artificielles, le compostage à Vert-le-Grand, les MIOM en technique routière, un portrait de James Parant, recycleur rémois, les bioplastiques, le recyclage des lampes, etc.
Enfin, la rubrique "fournisseurs" est partie à la chasse des nouveautés et des produits qui peuvent intéresser tous ceux qui travaillent dans le secteur du recyclage et de la valorisation.

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Recyclage et Valorisation, n° 16, mars 2007

Le numéro de mars de Recyclage et Valorisation est entièrement consacré aux déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) et plus particulièrement aux éco-organismes agréés de cette filière. Après plusieurs années de concertation, les directives européennes relatives aux DEEE ont en effet été transposées en droit français. En pratique, la filière de collecte et de traitement des DEEE ménagers a débuté le 15 novembre dernier, date d'entrée en vigueur des agréments des quatre éco-organismes pour ces déchets. Ceux-ci sont au nombre de trois auxquels il convient d'ajouter un quatrième plus spécialement chargé de la collecte et du recyclage des lampes. Le dossier de ce numéro revient également sur la réglementation applicable à ces DEEE.

RetV revient aussi sur un certain nombre d'engins de manutentions destinés à l'industrie du recyclage qui étaient présentés par les constructeurs à l'occasion du dernier salon Pollutec. Certes, ce n'est pas une nouveauté, les industriels du recyclage utilisent depuis belle lurette des engins de travaux publics pour leurs activités de manutention et de tri. Toutefois, au fil des ans, ce qui ressemblait souvent à du bricolage pour adapter les machines à ce monde cruel est devenu une filière à part entière.

Au siège de Veolia Environnement, avenue Kléber, à Paris, Jérôme Le Conte, le nouveau directeur général de Veolia Propreté France, n'est pas loin de penser que la biomasse est l'alpha et l'oméga du développement durable. Il s'en explique dans la rubrique actualité où l'on peut aussi examiner de plus près une installation mobile de concassage Krupp Hazemag utilisée par Picheta dans le Val-d'Oise.

La ferraille a aussi sa place dans ce numéro. Mais de la ferraille qui flotte puisque Recyclage et Valorisation a donné la parole à Fabien Vandamme, directeur du groupe Dupuy (traitement et recyclage des ferrailles) qui inclut de plus en plus la voie d'eau dans sa logistique. Les arguments de Yves Morin, directeur commercial du Port Autonome de Paris, confirment le bien-fondé de sa démarche.

Enfin, elle illustre la couverture, l'installation fixe de tri des matériaux Krupp Hazemag mise en service à la SEC, près de Nice. Le bilan du fonctionnement de cette installation semble largement positif. Il paraîtrait même que la solution mise au point par la SEC et Krupp Hazemag intéresserait d'autres industriels du recyclage des matériaux… Affaire à suivre.

Quant à la rubrique "information des fournisseurs", elle a toujours sa place en fin de numéro et a pour but de présenter quelques matériels et solutions proposées par les industriels et qui peuvent intéresser le monde du recyclage.

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Recyclage et Valorisation, n° 15, décembre 2006

Le numéro de décembre de Recyclage et Valorisation s'intéresse plus particulièrement à Pollutec qui fête cette année ses vingt ans. Pollutec, et surtout son édition lyonnaise (sans vouloir offenser les adeptes du salon parisien), peut être considéré comme le salon incontournable dans le monde du "développement durable" et du recyclage. Le dossier de ce mois présente donc, bien modestement, quelques unes des nouveautés qui y sont présentées. Mais Pollutec, avec ses animations et ses rencontres, est bien plus qu'une exposition.
On trouve également dans cette livraison de décembre un reportage sur le site de traitement des DEEE de Lille-Lesquin. Ici, le 29 septembre dernier, Envie 2e Hauts de France et Coolrec France, portaient officiellement sur les fonds baptismaux cette plate-forme de traitement complet des déchets d'équipements électriques et électroniques. À quelques semaines de la mise en application de la directive européenne sur le traitement des DEEE le site est opérationnel.
Le hollandais BRC s'occupe depuis de nombreuses années du recyclage des matériaux de construction et des déchets de démolition. Sa réputation a franchi les frontières et, souvent, dans le milieu du recyclage, on évoque son installation de Rotterdam qui peut traiter jusqu'à 2 millions de tonnes de matériaux par an. Il était donc tentant d'aller voir cette "carrière du quaternaire de la veille".
Le 20 septembre dernier, le district Nord de la Société de l'industrie minérale conviait à une journée technique sur le thème de la valorisation des déchets BTP et des coproduits. RetV revient sur quelques éléments de réflexion proposés lors de cette journée par le président du District, Jean-François Didier (Carrières du Boulonnais), et sur la visite des installations de RMN (Recyclage de Matériaux du Nord) et de PréFerNord qui servait de conclusion à la manifestation.
La rubrique "actualités" relaie notamment la prise de position d'Aliapur quant à "l'éco-conception" des pneumatiques. On trouve également sous cette rubrique un compte-rendu de l'inauguration de l'installation de Naskeo chez NP Pharm à Bazainville (Yvelines) et de celle du nouveau siège de Biogénie à Écharcon (Essonne).

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Recyclage et Valorisation, n° 14, septembre 2006

Le numéro de septembre de Recyclage et Valorisation est traditionnellement le numéro publié à l'occasion du congrès de la Société de l'industrie minérale. Cette année, c'est la ville de Toulouse qui accueille cette importante manifestation. Il était donc logique que le dossier de ce numéro 14 présente quelques exemples du dynamisme du département de la Haute-Garonne en matière de recyclage et de valorisation des matériaux. On trouve donc dans ce dossier trois reportages présentant des installations récentes dans ce domaine avec le centre de traitement et de valorisation des ordures ménagères de Bessières (Econotre), le centre de tri de Veolia Propreté à Villeneuve-Tolosane inauguré voici quelques semaines et enfin l'unité mobile de traitement des matériaux de démolition mise en place par l'entreprise toulousaine STGC à Portet-sur-Garonne.
On trouve également dans cette livraison de septembre un recueil des propos de Vassilia Vigneron, de Sita France, qui, à l'occasion du dernier Congrès de la Fnade, a fait le point sur l'état des connaissances en matière de bioréacteur.
Les DEEE ne sont pas oubliées non plus puisque la rubrique "savoir-faire" propose au lecteur de découvrir une PME alsacienne, Demotronic, qui s'est spécialisée dans ce secteur et plus particulièrement dans le recyclage du matériel informatique.
La rubrique "actualités" présente notamment les expériences d'Aliapur et LME qui exploitent depuis deux ans avec succès une nouvelle technologie de valorisation des pneus usagés en aciérie à four électrique. Technologie développée par Arcelor Research. Cette rubrique analyse aussi les outils mis en œuvre par l'entreprise de démolition Benedetti sur un chantier de Tarascon-sur-Ariège ainsi que la nouvelle campagne de Screlec pour sensibiliser le public au recyclage des batteries domestiques.
Enfin, RetV, dans ses pages "informations des fournisseurs, a sélectionné quelques matériels et services susceptibles d'intéresser les professionnels du secteur.

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Recyclage et Valorisation, n° 13, juin 2006

Le numéro de juin de Recyclage et Valorisation propose en ouverture un reportage à Campsas, paisible village du Tarn-et-Garonne, qui abritait depuis le milieu des années 90, un stock de quelque 38 000 m3 de pneus usagés. Un stock "à responsable défaillant" que la société Aliapur, en plus de sa mission de traitement des pneus usagés "frais", a décidé d'éliminer tout au long de cet été.
Quant au dossier de cette édition, il s’intéresse plus spécialement à l'industrie et à la recherche dans la région stéphanoise en matière de recyclage. On y trouve un article sur la valorisation des boues d'hydoxydes métalliques, un autre sur la gestion des boues de rectification, et enfin un dernier sur la valorisation matière des piles alcalines et salines grand public.
Autre reportage au sommaire, celui sur la nouvelle unité de valorisation électrique de biogaz GAS implantée à Vert-le-Grand, dans l'Essonne, officiellement inaugurée début mai. Cette installation doit fournir quelque 30 millions de kWh par an soit l'équivalent de la consommation d'une population de 20 000 habitants. Implantée au cœur de l'Écosite de Vert-le-Grand, la nouvelle unité, qui traite le biogaz du centre de stockage du site, représente près de 3 millions d'euros d'investissements
RetV de juin fait le portrait de Kees Hoogendoorn, autodidacte et mécanicien de génie et fondateur de Keestrack. En effet, voici quelques semaines, le constructeur organisait une présentation-démonstration de ses cribles mobiles avec alimentateurs sur un terril en cours de recyclage par l'entreprise Varet près de Lens. Une occasion de discuter et de mieux faire connaissance avec Kees Hoogendoorn, qui démontre qu'il y a encore de la place pour les "petits" pour peu qu'ils fassent preuve d'originalité et de qualité.
La rubrique "actualités" se penche notamment sur le bilan 2005 de Federec et sur les perspectives dans les différentes branches représentées au sein du syndicat. Un constructeur est également passé au crible dans ces pages, l'Italien Merlo dont plusieurs matériels intéressent le monde du recyclage. Quant à Suez Environnement, on découvre qu'à l'instar des grands parfumeurs il développe en son sein une équipe de "nez" capables de juger et d'évaluer la moindre des odeurs.
Enfin, RetV, dans ses pages "informations des fournisseurs, a sélectionné quelques matériels et services susceptibles d'intéresser les professionnels du secteur.

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Recyclage et Valorisation, n° 12, mars 2006

Le numéro de mars de Recyclage et Valorisation propose en ouverture un reportage sur le futur centre de tri et de valorisation d’Issy-les-Moulineaux en banlieue parisienne. Isséane, puisque tel est son nom, se veut l’un des plus modernes et des plus grands centres de ce type existant dans le monde en zone urbaine. L’achèvement de la première phase de construction est l’occasion de visiter Isséane à cœur ouvert.
Le dossier de cette édition s’intéresse quant à lui à la ressource du déchet pour le BTP. RetV publie ici les communications présentées sur ce thème dans le cadre du dernier congrès Sim qui s’est déroulé à Saint-Étienne.
Autre reportage au sommaire, le nouveau centre "Trivalfer", de la Communauté d'agglomération de Reims, la CAR. Ce centre regroupe tout à la fois un centre de tri des déchets ménagers et une plate-forme de valorisation des mâchefers d'incinération d'ordures ménagères. Le marché d'exploitation de la plate-forme de traitement des MIOM et de la commercialisation des produits valorisés en travaux publics à été confiée à un groupement d'entreprises constitué d'un entrepreneur régional, Moroni, et d'un spécialiste du traitement du mâchefer, Yprema.
RetV a également demandé au patron de GAS Environnement de faire le point sur son activité dans le secteur de la valorisation du biogaz dans l’Hexagone. "Nous sommes passés d'une phase existentielle à une phase de renforcement et de structuration" a confié, particulièrement satisfait, Xavier Joly. Alors, pari gagné pour la jeune entreprise ?
Les "petits aux gros bras" arrivent en force dans la niche de la déconstruction des bâtiments. Petits engins et petits outils pour déconstruire et démolir dans des espaces restreints semblent inspirer les bureaux d'études et le marketing des constructeurs. Ainsi, depuis le dossier de juin dernier consacré à la micro-démolition, d'autres nouveautés sont apparues sur le marché. RetV présente les principales.
Enfin, bien évidemment, l'incontournable salon Intermat sert de prétexte à un dossier "spécial fournisseurs" qui présente quelques nouveautés susceptibles d'intéresser les professionnels du recyclage et de la valorisation.

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Recyclage et Valorisation, n° 11, décembre 2005

Pollutec 2005
Traitement des Miom
Ce numéro de décembre propose en ouverture deux reportages sur les nouvelles installations de traitement des mâchefers d'incinération des OM qui viennent tout juste d'être mises en œuvre en région parisienne par Yprema à Lagny et Eurovia à St-Ouen-l'Aumône. Quant au dossier du numéro, il recense un certain nombre de matériels et de services susceptibles d'intéresser le monde du recyclage et présentés dans le cadre du salon Pollutec qui se tien cette année du 29 novembre au 2 décembre à Paris-Nord Villepinte.
Recyclage et Valorisation n° 11 présente également quelques solutions en matière de dépollution maritime, quelques réflexions sur les conséquences de la REP (responsabilité élargie du producteur), un exemple de vendanges propres en Champagne, une analyse du marché du traitement des déchets, une nouvelle pelle de grande hauteur en service chez Cardem,… et bien sûr les informations en provenance des constructeurs et fournisseurs.

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Recyclage et Valorisation, n°10, septembre 2005

Les éco-entreprises à Lens-Hénin
Le dossier de septembre est en visite à Lens-Hénin (Pas-de-Calais) où un réseau d'éco-industries est en train de se tisser et de donner un nouvel élan à cette région. L'ère de la matière première charbon cède la place à celle des matières premières secondaires. Ce numéro est également l'occasion de faire le point sur la filière Aliapur de recyclage des pneus ou sur la démolition avec le SNED, d'aller voir les avions se faire découper sur l'aérodrome de Châteauroux, de découvrir chez Biogénie une méthode originale de traitement des sols pollués ou encore de voir comment Ikos fait du développement durable avec de l'enfouissement provisoire…

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Recyclage et Valorisation, n°9, juin 2005

En couverture
Le centre d’enfouissement technique de "Classe III" de Saint-Martin-du-Tertre géré par la société Picheta (groupe Colas). Des installations pour lesquelles l’Uned et la SNPGR demandent un véritable statut pour pérenniser une filière respectueuse de l’environnement.

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