Recyclage et Valorisation, n° 23, décembre 2008

Événement
UPM choisit la Seine : Un courant alternatif pour le transport
Actualités
En quelques lignes
- Pollutions azotées Seine aval : Le beau débit de l’eau
- Déchets en Île-de-France : Les poubelles sous surveillance
- Centres de recyclage : Yprema change de look
- Un nouveau type de sol équestre : Pneus triés pour étriers
La parole à
La famille Morand : Des éco-idées plein le sac à provisions
Savoir faire
UIOM d’Arrabloy (Loiret) : Tiru refait son lit au carré
En direct de
Déchèteries professionnelles : Picheta tisse sa toile francilienne
Dossier : Traitement des boues de dragage
- GeDSeT : Gestion Durable des Sédiments Transfrontaliers
- Le projet Solindus
- Le projet Sédimard
Événement
Spécial Pollutec
Infos des fournisseurs
Présentation du numéro
Matière crise
Dans le monde du recyclage et de la valorisation, la question qui se pose actuellement est de savoir si la crise financière majeure que nous traversons et la crise économico-industrielle qui est en marche vont influencer d'une manière positive ou négative la promotion des matières premières secondaires.
D'un côté, le ralentissement de l'activité économique entraîne une forte baisse de la demande et, parallèlement, une moindre tension sur le marché des matières premières. On le voit déjà sur le marché automobile avec une baisse assez remarquable de la demande en acier et des mises à l'arrêt, provisoires ou définitives, de hauts-fourneaux. Du coup, le “plus” retiré par les recycleurs sur la valeur des ferreux et non ferreux récupérés est de moins en moins au rendez-vous. L'équilibre financier de certains projets pourrait être ainsi fortement compromis.
D'un autre côté, on sait que c'est souvent en période de crise que “l'art d'accommoder les restes” est le plus florissant. Les exemples ne manquent pas de l'astuce déployée par exemple en temps de guerre par des populations entières pour réutiliser et recycler ce qui était auparavant considéré comme un déchet. Certes, nous ne sommes pas en guerre mais la crise actuelle a parfois des conséquences tout aussi dramatiques sur une certaine partie de la population. Ce n'est pas l'abbé Pierre qui nous contredira de là haut.
Justement, Emmaüs comme d'autres associations et organismes, est né d'une période de crise et (heureusement ou malheureusement) perdure efficacement dans le système du recyclage, notamment des DEEE.
On le voit, bien malin celui qui dira l'influence réelle des évènements actuels sur la filière. Toujours est-il que les efforts des concepteurs et des industriels dans ce secteur du recyclage sont énormes et que jamais une manifestation comme Pollutec, qui ouvre ses portes à Lyon dans quelques jours, n'avait accueilli autant d'exposants… Alors ?
Alors, il faut se persuader que les périodes difficiles sont souvent des occasions inespérées de remettre à plat des processus que l'on croyait immuables. C'est certainement, c'est sûrement, le cas pour notre manière d'appréhender la gestion de la matière et des matériaux dont nous nous servons pour passer du “survivre” au “vivre bien”.